mercredi 14 novembre 2018

Herofestival – Tome V

Le 10 et 11 novembre 2018 la ville de Marseille tournait les pages du cinquième tome du Herofestival. A peine revenus du Salon fantastique qui se tenait le week-end précédent à Paris et ayant juste eu le temps de dépoussiérer nos hauts de forme et nos guêtres, nous souhaitions, par notre présence, apposer notre paraphe sur ce nouveau tome.

Cette année, le village Steampunk se trouvait immédiatement à l’entrée. Mais était-ce une vision de nos esprits fatigués par les longues heures de calèche pour relier Paris à la capitale phocéenne, il nous sembla que la taille du village était de moindre taille que l’an passé.
L'atelier des flammes noires
Mais qu’à cela ne tienne, nous fîmes abstraction de ce ressenti et parcourûmes avec un réel plaisir ce petit village où chacun se connait, s’apprécie et se respecte. Nous fûmes heureux d’y retrouver de vieilles connaissances comme le professeur Phileas Polypus et son assistante sur leur stand des produits [d] Rivets. Nous pûmes y admirer une nouvelle fois le cabinet de curiosités avec ses inquiétants bocaux, ses mini krakens…
Les produits [D] Rivets
Le temps de faire un petit coucou au stand Retro Univers où cette année de sympathiques pieuvres s’y étaient spécialement invitées pour l’occasion, puis de s’arrêter un instant sur le stand de l’atelier des flammes noires, que nous fûmes happés par les acteurs de la websérie Lundaï qui tenaient boutique juste à côté, associés à nos amis de La Nef des Premiers Ohms.
Retro futur
Invitée spéciale !
Privilège suprême et comble du bonheur, nous fumes invités par l’équipe Lundaï à intégrer leur troupe pour leur parade à travers le salon afin de faire connaître la série. Ce fut un grand moment de plaisir et de partage. Qu’ils en soient ici remerciés.
Websérie Lundaï
Le temps passe vite lorsque l’on est en aussi bonne compagnie… Nos chevaux n’aimant pas trotter de nuit, nous dûmes reprendre notre fiacre en fin d’après-midi pour rejoindre la rédaction du Gramophone Beuglant et vous faire partager ces instants.
Vaporiste bien entouré !
Duo de choc !

lundi 5 novembre 2018

Le Salon Fantastique 2018

Le temps d’un week-end, toute la rédaction du Gramophone Beuglant s’est déplacée à Paris pour participer à la septième édition du Salon Fantastique. Après avoir amarré son dirigeable non loin de l’espace Champerret, l’équipe de nos valeureux reporters a pu participer aux multiples activités et rencontrer les très nombreux artisans, auteurs, joueurs et participants costumés présents. Ce n’est pas moins de 200 artisans et 200 auteurs en dédicaces qui s’étaient donné rendez-vous en ce lieu.
Les dragons constituaient le thème de cette septième édition, thème décliné dans les univers de la fantasy, de la science fiction, du fantastique sans oublier le steampunk !  Ce salon qui met à l’honneur la littérature, les jeux, l’art, la bande-dessinée, la mode, la reconstitution historique, les jeux de rôle grandeur nature, les films, les séries et la fête permet de rendre honneur aux univers de l'imaginaire en tant qu'objets culturels et offre à chacun des participants un voyage aux limites de l’imagination.
Pour prolonger ce voyage, voici quelques clichés de vaporistes croisés sur ce salon…
 
 

jeudi 27 septembre 2018

Le festival Yggdrasil 2018


Nous avons fait chauffer la chaudière, graissé les rouages et enfilé les goggles avant de monter sur le pont du dirigeable à vapeur qui nous a transportés jusqu’au Festival Yggdrasil de Lyon.
Malgré une température à faire fondre le cuivre – digne de la chaudière de notre dirigeable aurait dit notre capitaine – de nombreux vaporistes s’étaient donné rendez-vous dans le parc Chambovet en ce premier week-end d’automne.
Une rue « western steampunk » accueillait les vaporistes au travers de ses boutiques. L’association Armageddon était présente avec ses plus beaux atours steampunk western, mais aussi  le Club de L’Imaginarium à Vapeur en Rhône Alpes sans oublier l'association SteamPunk The Darkest Steam.
Un cabinet de curiosité et de nombreuses armes diverses et variées étaient offerts à la vue des visiteurs de l'univers Steampunk.
Les journalistes du Gramophone Beuglant étaient eux aussi présents pour vous rapporter quelques images de ce festival.






jeudi 13 septembre 2018

Une nouvelle attraction : le cinéma !


Dès le dix-septième siècle apparaissent les lanternes magiques qui sont les premiers appareils de projection. Une source lumineuse (souvent une bougie) traverse une plaque en verre peinte puis une lentille convergente avant de projeter sur un support. Plus tard, des lanternes magiques à double objectif permettront de donner naissance au premier fondu enchainé. Certaines plaques de verre pourront être dotées de petits mécanismes permettant d’animer partiellement l’image.
En 1824, un physicien londonien du nom de John Arton Paris commercialise un jouet optique qu’il baptise le Thaumatrope. Il s’agit d’un disque maintenu par une ficelle, sur lequel on peut observer une cage sur une face et un oiseau sur l'autre. Lorsque l'on fait tourner le disque suffisamment vite, on a alors l'illusion que l'oiseau est dans la cage.
Quelques années plus tard, en 1832, Joseph Plateau, physicien belge, invente le Phénakistiscope. Ce jouet est composé d’un disque percé de dix à douze fentes sur lequel un mouvement est décomposé en une séquence d’images fixes. Pour percevoir le mouvement, le spectateur se met face à un miroir, fait tourner le disque et observer les images depuis les fentes du disque du côté opposé au dessin.
1834 voit la naissance et la commercialisation du Zootrope. Le principe d’observation d’une séquence d’images à travers des fentes est similaire au Phénakistiscope. L’objet est composé d’un tambour percé de dix à douze fentes à l’intérieur duquel on dispose une bande de dessins décomposant un mouvement cyclique. L’avantage du Zootrope sur le Phénakistiscope est  que plusieurs personnes peuvent simultanément voir l’animation.
Tous ces appareils fonctionnent sur le même principe, celui de la persistance rétinienne qui donne au cerveau l’impression d’une continuité fluide. Nous avons là le principe de l’image animée du cinéma.

En 1876 Emile Reynaud invente le praxinoscope comportant un tambour central sur lequel sont disposés 12 miroirs (la cage de glaces) qui tournent en même temps que la bande de dessins. Son invention lui vaudra une mention honorable à l’exposition universelle de Paris de 1878.
 
Grâce à ce succès, Emile Reynaud poursuivra ses recherches et inventera par la suite le praxinoscope-théâtre consistant à animer des images dans un décor fixe mais surtout le praxinoscope à projection qui permet de projeter des images animées sur un décor fixe. Cette idée de projection sera reprise quelques années plus tard par les frères Lumière.
Il faudra attendre 1891 et la première présentation publique du Kinetoscope de Thomas Edison pour pouvoir visualiser une œuvre photographique donnant l’illusion du mouvement et dont la durée est bien supérieure aux mouvements proposés par les jouets optiques. Le Kinetoscope est inséparable d’un autre appareil, le Kinétographe, la machine qui enregistre les œuvres sur une pellicule. Il s’agit en fait de la première caméra.
Le cinéma est presque né ! Mais ce n'est pas encore tout à fait du cinéma car le Kinétoscope est une machine « individuelle » où une seule personne peut visionner l’animation.

En 1892, un inventeur français du nom de Léon Bouly dépose le brevet d'un appareil «&nbspréversible de photographie et d'optique pour l'analyse et la synthèse des mouvements&nbsp», dit le “Cynématographe Léon Bouly”. L’année suivante il corrige le nom de son invention qui devient le « Cinématographe ». Il construit deux exemplaires de ces appareils mais rien n’indique qu’ils aient un jour réellement fonctionné. En 1894, Léon Bouly n’ayant pas payé la redevance sur ses brevets, le nom « cinématographe » redevient libre de droit. C’est pourquoi en 1895, les frères Lumière déposent leur invention sous ce nom. En ajoutant la projection sur écran à l’invention de Thomas Edison, le succès va rapidement être au rendez-vous.
La première projection publique a lieu le 28 décembre 1895 au salon indien du Grand Café à Paris devant 33 spectateurs.

Le cinéma est né !