jeudi 7 mai 2026

Le steampunk descend dans le métro

La station Arts et Métiers sur la ligne 11 du métro parisien offre un décor unique, inspiré de l’univers de Jules Verne. Mais savez-vous pourquoi ?
Cette scénographie a été imaginée par le dessinateur François Schuiten et son acolyte, l’écrivain Benoît Peeters à l’occasion du bicentenaire du Conservatoire national des arts et métiers en octobre 1994. François Schuiten est un auteur de bande dessinée dont notamment la série « Les cités obscures » et cette œuvre est le prolongement de son esthétique où le métro devient une porte vers un monde parallèle.
Le voyageur est plongé à l'intérieur d'une vaste machine, sorte de Nautilus souterrain évoquant l'ambiance de Vingt Mille Lieues sous les mers, de style steampunk. Au plafond de la station, une série de grands rouages évoque le musée des Arts et Métiers.
 
A la place des carreaux de faïence, la station est entièrement recouverte de cuivre et ponctuée d’engrenages ainsi que de hublots. Sur les quais, une série de hublots ouvrent sur des scénographies de petite taille, centrées sur les collections du musée : on y observe la sphère armillaire, le satellite Telstar, l'Avisol d'Arsène Olivier, ou encore la roue hydraulique.

Un arrêt s’impose !

jeudi 30 avril 2026

Les extraordinaires inventions du XIX° siècle

L’époque victorienne voit l’essor de la réclame et de la bicyclette. Les journaux commencent à publier de magnifiques affiches réalisées par de grands affichistes vantant l’acquisition d’une bicyclette.

Mais si l’on en croit la revue « scientific american » l’inverse semble aussi vrai : une bicyclette faisant de la publicité ! Un article relate en effet la création d’un tricycle ayant permis, en 1895 à Paris, l’impression sur le sol d’une phrase incitant les piétons à se rendre au deuxième salon du cycle… peut être pour y faire l’acquisition de ce tricycle !
Cet article précise que le réservoir placé derrière la selle alimentait l'encre à travers les tubes et sur des rouleaux en caoutchouc qui étaient en contact constant avec les roues arrière. Cette "presse à imprimer mobile" avait même de minuscules ventilateurs attachés pour qu'elle puisse souffler la poussière et faire la meilleure impression possible sur la route.

Si un salon du cycle s’est bien déroulé à Paris en décembre 1895, ce n’était pas le second mais le troisième du genre. Et aucune source n’indique la présence de ce tricycle au sein du salon.
Même si ce tricycle n’a jamais existé ailleurs que dans les croquis d’un talentueux dessinateur, nous pouvons cependant saluer son imagination en phase avec l’esprit inventif du courant steampunk.

vendredi 24 avril 2026

J'ai rencontré Jules Verne !

Le Grand Hôtel des Rêves est la destination obligatoire de tout vaporiste ou amateur de Jules Verne !
Il ne s’agit pas d’un hôtel au sens commun du terme, mais d’une scène de théâtre où le public visite une à une les pièces de ce prestigieux hôtel particulier qui sont autant de tableaux vivants habités par une vingtaine de comédiens dans de magnifiques décors.
Jules Verne à son bureau
Vous n’assisterez pas à un spectacle mais vous participerez à un extraordinaire voyage ! Un voyage vivant et immersif qui vous fera pénétrer dans l’univers de Jules Verne. Vous rencontrerez l’auteur en personne qui vous fera partager son ambition littéraire, son imagination, ses voyages fantastiques et vous entrainera de pièce en pièce au cœur du XIX° siècle.
Jules Verne dans l'atelier du photographe Nadar
Les voyages extraordinaires de Jules Verne
Le Grand Hôtel des Rêves
47 rue du Cardinal Lemoine 75005 Paris
Jusqu'en juin 2026 

vendredi 17 avril 2026

Le naufrage le plus médiatique du monde 114 ans après !

Le 15 mars est la date anniversaire d’une des plus grandes catastrophes maritimes et surtout de celle ayant le plus marqué l’inconscient collectif : le naufrage du Titanic en 1912. 
 
Alors que l’histoire a connu des catastrophes similaires (comme le naufrage de l’Empress of Ireland deux ans plus tard dans l’estuaire du Saint Laurent qui fera plus de 1000 victimes), pourquoi le naufrage du Titanic est-il à ce point devenu célèbre et continue de faire l’objet de films, livres, documentaires et expositions ?
Est-ce déjà du fait de son nom de dieu grec évoquant sa taille imposante et symbolisant la puissance de l’Angleterre et la domination de l’homme sur la nature – ce qui n’empêchera pas ce navire d’être finalement vaincu par les éléments ?
 
Est-ce grâce à la communication faite par la compagnie avant son départ sur le gigantisme, le luxe, la rapidité et l’insubmersibilité du navire qui l’ont rendu célèbre avant même qu’il ne prenne la mer ?
 
Est-ce parce la catastrophe a eu lieu pendant le voyage inaugural et que le Titanic n’a donc effectué qu’un seul voyage ?
 
Est-ce par l’attention apportée quant à sa sécurité avec coque à double fond, compartiments étanches avec fermeture des portes électriques, espaces réservés aux machines avec pompes d’évacuation, installation radio Marconi, canots de sauvetage pour 1 178 personnes qui n’empêchera pas le drame ?
 
Est-ce par le luxe affiché de ce navire transportant à prix d’or de nombreuses célébrités et riches industriels de l’époque qui décèderont lors de ce naufrage ?
 
Est-ce par le fait que le Titanic restera à flot plusieurs heures avant de sombrer, permettant la narration par les survivants de moments de dramaturgie comme l’orchestre qui continua à jouer pendant le naufrage ou un riche passager qui se mit sur son trente et un pour mourir comme un gentleman, ce qui n’aurait pas été possible si le bateau avait coulé en quelques minutes comme le Lusitania ?
 
Est-ce par l’émergence des moyens de communication modernes comme la télégraphie et la téléphonie qui ont permis, avec une rapidité encore inconnue, la diffusion au monde des détails de cette catastrophe ?
 
Est-ce par le fait que cette tragédie aboutira à la mise en place de nouvelles mesures de sécurité et à améliorer la navigation ?
 
Ou bien est-ce pour toutes ces raisons cumulées dans un même drame que ce naufrage est resté à jamais gravé dans l’histoire de l’humanité ?