vendredi 15 novembre 2019

Herofestival - Tome VI

Gildas Blueford nous avait donné rendez-vous au Dragon qui fume, un bar à cocktail où il avait ses habitudes. C’est là que nous le retrouvâmes, accoudé au bar à déguster un fumeux cocktail dont le dragon a le secret.
Ce bar était aussi le repaire de l’équipage du dirigeable de Lundaï amarré non loin de là. Après une visite de la plateforme du dirigeable, nous prîmes la direction du quartier Steampunk, objet de notre visite du Herofestival.
Valeureux passagers du dirigeable de Lundaï
Le quartier n’était pas très grand, mais sa petitesse était compensée par la qualité des produits proposés par les artisans présents.
La boutique "Retro Univers"
Boutique Steampunk très achalandée
L’occasion pour nous de faire quelques emplettes de décoration et autres parures. D’autres vaporistes avaient été attirés par ces ruelles…
La confrérie des amateurs de poulpes !

vendredi 8 novembre 2019

Le Phonomuseum

Sur le boulevard Rochechouart à Paris, au numéro 53, se trouve un lieu singulier.

Sa façade ressemble à celle d’une boutique traditionnelle du quartier mais dès la porte franchie, on se retrouve hors du temps, accueilli par un ensemble de pavillons qui ne demandent qu’à s’exprimer !
Nous sommes au Phonomuseum, discret musée de Paris consacré à l’histoire de la reproduction sonore.

Dès les premiers pas, nous nous retrouvons en 1889, au pied de la Tour Eiffel, à écouter l’original du phonographe d’Edison ayant fait la joie des visiteurs de l’exposition universelle !
Quelques pas plus avant, une musique retentit d’un gramophone à Penny. Plus loin encore, c’est un diaphragme en papier des frères Lumières qui égrène les notes d’une douce mélopée ou un imposant phonographe à deux pavillons !
Non seulement tous les instruments sont d’époque, mais ils sont en plus en état de marche.
Votre accompagnateur/trice pourra vous faire écouter divers appareils - gramophones, phonographes, graphophones, etc. - , qu’ils lisent les rouleaux ou les disques.
La visite se poursuit jusqu’aux mange-disques et autres lecteurs de cassette.

Une visite s’impose pour tous les parisiens et pour les provinciaux lors de leur passage dans la capitale !

Phonomuseum
53 boulevard Rochechouart
Paris 9°
06 80 61 59 37

samedi 2 novembre 2019

Le salon fantastique 2019

Quelques précieux indicateurs m’ont informé que des évènements temporels étranges survenaient au nord-ouest de Paris en limite des remparts ceinturant désormais la capitale depuis 1841.

Je demande donc au cocher de me transporter jusqu’à la porte de Champerret. Il y consent moyennant quelques francs sonnants et trébuchants. Je suis accompagné dans cette aventure par deux valeureux jeunes dont la fonction est de me protéger contre une éventuelle infortune.
Arrivé sur place, je me rends alors à l’endroit que m’a indiqué mon correspondant, non loin du bureau de l’octroi. Un garde scrute ma tenue et me laisse pénétrer à l’intérieur d’une immense salle agitée d’un tumulte inhabituel pour ce lieu. Quelle n’est pas alors ma surprise de découvrir un maelstrom temporel à l’intérieur duquel de nombreuses époques s’entremêlent, se répondent, s’enrichissent pour donner un univers à la fois unique et fascinant.
En y regardant de plus près, il me semble discerner des univers inconnus peuplés de créatures à cornes ou dotées de sabots ou de très étranges armements.
Certains voyageurs ont posé leurs tréteaux et vendent quelques marchandises de leur contrée d’origine.
D'autres encore ont apportés divers matériels propres à réaliser quelques expériences dont je ne percevrai pas le but.
Mon indicateur m’a prévenu. Ce désordre spatio-temporel est furtif. Je réalise donc rapidement quelques derniers daguerréotypes pour vous faire partager ma découverte avant que celui-ci ne se referme.


samedi 26 octobre 2019

L’exposition Universelle, Internationale, Coloniale et ouvrière de Lyon 1894

De 1855 à 1900, Paris accueillit pas moins de cinq expositions universelles (1855, 1867, 1878, 1889 et 1900). Mais ce ne fut pas la seule ville française à accueillir une exposition universelle pendant la période victorienne puisqu’en 1894, Lyon organisa une exposition Universelle, Internationale, Coloniale et ouvrière.


Cette exposition Universelle fut le couronnement des travaux d’embellissement dont avait été  l’objet la ville de Lyon de nombreuses années auparavant. Rappelons qu’au cours des vingt années précédant l’exposition Universelle, la ville connut la création de l’avenue du Maréchal de Saxe, du cours Gambetta, des ponts Morand, Lafayette et du pont du Midi, l’achèvement de l’hôtel du département, de l’université, l’aménagement de la place des Terreaux avec la mise en place de la fontaine de Bartholdi et l’érection de la tour de Fourvière ! En sous-sol, ce sont les réseaux d’adduction d’eau et d’assainissement qui furent considérablement développés.

Dès le 26 avril 1894 soit deux jours avant son inauguration officielle, la foule se pressait déjà aux grilles du Parc de la Tête d’Or où l’Exposition Universelle avait pris place. Pas moins de quatre millions de visiteurs foulèrent le sol du parc pour la visiter. Les visiteurs ne manquèrent pas d’être émerveillés par la magnifique coupole de la structure métallique de 220 mètres de diamètre et de 55 mètres de haut.

La coupole de l'Exposition Universelle de Lyon en 1894
Les nombreux pavillons disséminés dans le parc tout autour du lac ravirent eux aussi les visiteurs. Parmi ces pavillons, nous citerons le palais de l’enseignement, le palais du département du Rhône et de Lyon, le palais des arts religieux, le palais de l'économie sociale, un bâtiment consacré aux beaux-arts et à l’agriculture, un autre concernant une exposition ouvrière, un pavillon des chemins de fer, un pavillon du génie civil, un pavillon des forêts, etc.

Le plan du parc de la Tête d'Or, lieu de l'Exposition Universelle
D’autres pavillons eurent pour thématiques les colonies françaises. Ce fut le cas du palais de l’Algérie, du palais de la Tunisie, du palais de l’Indochine et du palais de l’Afrique occidentale. Le nom de « Tonkin » sera d’ailleurs donné par ses habitants à un quartier de la Ville de Villeurbanne, mitoyenne du Parc de la Tête d'Or, suite à l’exposition coloniale.

Trois lignes de tramway permirent aux visiteurs de rejoindre l’exposition depuis le centre de Lyon. Les nouveaux tramways électriques eurent toutes les faveurs du public.

Mais cette exposition Universelle fut aussi marquée par un drame. En effet, le 24 juin 1894, alors qu’il quitte par une issue secondaire le banquet organisé à la Chambre de Commerce de Lyon à l’occasion de l’Exposition Universelle Internationale et Coloniale, le président Sadi Carnot est blessé d'un coup de poignard par l'anarchiste italien Sante Geronimo Caserio. Le député Gaston Doumergue est témoin de la scène.
L'assassinat de Sadi Carnot (Tinayre - Monde illustré, 1894-06-30)
Sadi Carnot, touché en plein foie et agonisant, fut rapidement transporté à la préfecture du Rhône. Il y mourut trois heures plus tard dans la nuit du 25 juin 1894.

Une plaque commémorant cet atentat est aujourd'hui visible au palais de la Bourse à Lyon.