mercredi 20 mars 2019

Échantillonneur à amplification stimulée par injection de gaz chauds

Lors de ses recherches, Mr Blueford ressentait le désagrément d’avoir à prélever, stocker des échantillons et surtout de patienter le retour à son laboratoire pour les analyser. C’est pourquoi il a décidé de développer un laboratoire portatif, polyvalent et robuste, pour les expéditions en terrains difficiles.

Voici la fiche technique figurant dans les archives partiellement déclassifiées de l'Institut National de Recherche Alchmique.

Détails du sommet de l'échantillonneur
Version laboratoire
Version nomade

jeudi 14 mars 2019

Les inventions de Jules Verne

Après avoir écrit quelques pièces de théâtre, c’est sa rencontre avec l’éditeur Hetzel et l’édition en 1863 de son premier roman « Cinq semaines en ballon » qui va apporter le succès à Jules Verne.

Jules Verne est souvent considéré comme l’un des pères spirituels du mouvement steampunk. Ses romans d’aventures et de science-fiction servent régulièrement d’inspiration ou de point de départ aux créateurs steampunk actuels. Cela n’est guère étonnant si l’on considère le fait qu’ils se déroulent dans la seconde moitié du XIX° siècle, qu’ils décrivent des technologies de l’époque ou balbutiantes et qu’ils les projettent dans l’avenir. Cela correspond à la définition du courant Steampunk.

En lisant la dizaine de roman de Jules Verne qui relèvent de la conjecture scientifique (les autres romans étant plus des romans d’aventure) on s’aperçoit qu’un nombre important de prédictions scientifiques que l’on y rencontre se sont réalisées au cours du siècle suivant. Cela n’est pas uniquement dû à l’imagination fertile de l’auteur mais aussi à ce que l’on appelle aujourd’hui la veille scientifique. Jules Verne se tenait en effet au courant de toutes les nouveautés scientifiques et technologiques et n’hésitait pas à échanger avec les savants de son époque. Verne se targuait d’ailleurs de ne pas avoir recours au merveilleux mais seulement d'extrapoler à partir de faits avérés.

Le sous-marin électrique

Dans le roman « Vingt mille lieues sous les mers » publié en 1869, Jules Vernes nous décrit un sous-marin électrique qu’il nomme le Nautilus. La nouveauté n’est pas le sous-marin. Rappelons qu’un sous-marin baptisé lui aussi le Nautilus est réalisé en 1800 par M. Robert Fulton. Mais celui-ci est propulsé par une voile lorsqu’il est en surface et par l’énergie humaine lorsqu’il est en plongée à l’aide d’un pédalier. D’autres créations de sous-marin à propulsion à air comprimé puis à vapeur suivront tout au long du XIX° siècle. Mais les premiers sous-marins à propulsion électrique opérationnel verront le jour en 1888 soit près de vingt ans plus tard comme par exemple le gymnote, sous-marin français équipé de batteries au plomb.

La fusée permettant d’envoyer des hommes sur la lune

Dans le roman « De la terre à la lune » publié en 1865, Jules Verne raconte l’histoire des membres du Gun Club de Baltimore qui, désœuvrés suite à la fin de la Guerre de Sécession, décident d’aller conquérir la Lune. Si la méthode de lancement est très fantaisiste – un énorme canon posé sur une colline donnant un « gros coup de feu » suffisant pour s’affranchir de la gravité  – d’autres aspects se rapprochent des évènements qui se déroulèrent un siècle plus tard.

Tout d’abord, le lieu même du tir. Jules Verne imagine que le meilleur site pour procéder au tir est la Floride ! Cet emplacement n’est pas choisi au hasard mais tient compte d’impératifs de la mécanique céleste qui imposent la latitude la plus équatoriale possible. La NASA aboutira aux mêmes conclusions et la fusée Apollo 11 décollera en 1969 de Cap Canaveral situé en Floride.

Ensuite la capsule en forme de cône est similaire à la forme représentée par le module lunaire. Le nombre de passagers est lui aussi identique : trois dans les deux cas. Mais ce qui est peut-être encore plus surprenant est le matériau décrit par Jules Verne pour son vaisseau. Il est en aluminium. Il s’agit d’un matériau qui existe à l’époque de Jules Verne mais qui n’est qu’un produit de laboratoire seulement connu de quelques initiés. Le savant qui, le premier, isole l’aluminium est Henri-Etienne Sainte-Claire Deville un ami de Jules Verne. Il lui décrira le matériau et les possibilités qu’il pourrait offrir dans les applications qui requièrent de la légèreté comme l’aéronautique naissante. Le roman de Jules Verne contient aussi des détails assez justes sur l’effet de l’absence de gravité sur le corps humain. Enfin, la zone d’alunissage imaginée par l’auteur ne sera pas non plus très éloignée de la zone ou M. Neil Arsmtrong posera le premier pas sur notre satellite.

Dans ce même roman, Jules Verne imagine qu’un  engin spatial puisse être propulsé par la lumière. Aujourd’hui les scientifiques appellent cette technologie les voiles solaires.

L’hélicoptère

C’est dans son roman « Robur le conquérant » paru en 1886 que l’on trouve l’Albatros, une machine volante construite par Robur qui ne croit pas à l’avenir des aérostats mais aux machines volantes.

Une nouvelle fois cette machine est mue par l’électricité qui actionne d’immenses hélices parallèles au sol à la manière des futurs hélicoptères. Léonard De Vinci avait bien imaginé en 1497 le principe de la vis aérienne qu’il faut prendre comme un concept scientifique (la force animale étant bien insuffisante pour mouvoir son engin), les premiers hélicoptères ne verront le jour qu’au début du XX° siècle.

L’hologramme

Dans le livre « Le château des Carpates » publié en 1892, Jules Verne invente l’hologramme ! Le roman narre la vie d’un baron qui ne cesse de contempler la projection de la performance d’une cantatrice d’opéra décédée. Un visiteur intrigué par les évènements mystérieux qui se passent au château décide de l’explorer. Sur les lieux comprendra qu’il s’agit en fait d’une projection ! Il faut aussi noter  la mention d’une décharge électrique qui foudroie les explorateurs, référence aux travaux de Nikola Tesla et de Thomas Edison sur l’électricité.  L’hologramme, quant à lui, ne sera réalisé qu’en 1948 par le hongrois Denis Gabor.

Le monde d’aujourd’hui

Mais le roman le plus visionnaire d’un futur lointain imaginé par Jules Verne est sans nul doute « La journée d’un journaliste américain en 2889 ». Il s’agit en fait d’une nouvelle parue en 1889 et que certains attribuent à son fils Michel qui décrit de manière ironique et grinçante les dérives de la presse et du journalisme. On y suit, le temps d’une journée, la vie de M. Francis Bennet, magnat de la presse abject, propriétaire d’un empire médiatique d’envergure mondiale.

Tout, dans cette nouvelle, se révèle être toujours d’actualité au XXI° siècle. Que cela soit les technologies ou les dérives sociologiques  imaginées, tout sonne étrangement juste. Elle nous décrit avec une acuité surprenante ce qu’est devenu le monde des médias aujourd’hui même si l’auteur situe l’action en 2889 : choix des sujets en fonction des annonceurs publicitaires, influence sur les décisions politiques, divulgation de la vie privée, liens avec le milieu politique, etc.

Plus généralement c’est le monde dans lequel nous vivons qui est brossé avec une clairvoyance exceptionnelle : augmentation de l’espérance de vie, régulation des naissances en Chine, guerre bactériologique, etc.

Cette nouvelle offre aussi à Jules Verne la possibilité de décrire une multitude d’inventions et de technologies devenues notre quotidien :
- Les préparations d’aliments aseptiques livrés à domicile,
- Le télescope de 3 km de diamètre (le radiotélescope ALAM comporte 66 antennes installé sur un haut plateau  de près de 5 km de diamètre),
- Les tubes pneumatiques dans lesquels on transporte des voyageurs à une vitesse de 1 500 km/h nous rappellent le projet de transport Hyperloop d’Elon Musk,
- Les appareils totalisateurs permettant d’effectuer des comptes mirifiques sont aujourd’hui nos calculatrices ou ordinateurs,
- La réduction de la matière à trois éléments simples est à rapprocher de la découverte des électrons, neutrons et protons,
- Le journal de M. Francis Bennet « Earth Herald » est diffusé en version papier ou par abonnement en version mondio-acoustique soit l’ancêtre du journal télévisé,
- Le téléphote qui permet non seulement d’émettre et de recevoir des appels mais aussi de montrer des images en mouvement sur des « miroirs sensibles connectés par des câbles » est quant à lui ce que l’on pourrait rapprocher de la visioconférence,
- Etc.
Le tunnel pneumatique imaginé par Jules Verne précurseur de l'Hyperloop d'Elon Musk
Jules Verne reste dans les esprits comme un grand conteur mais aussi un homme d’une très grande curiosité scientifique. Il possédait une compréhension exacerbée du siècle dans lequel il vivait et avait compris qu’une révolution technologique et industrielle se profilait, ce dont peu de ses contemporains avaient conscience. Son héritage est toujours vivant et il continu d’inspirer, consciemment ou inconsciemment, de nombreux auteurs… et les amateurs de Steampunk.

jeudi 7 mars 2019

Gildas Blueford

Voici le portrait de M. Gildas Blueford tiré des archives de l'Institut National de Recherche Alchimique.
Gldas Blueford est un  chercheur en élixirologie, distilleur professionnel et toxinologue, également passionné de cryptozoologie. Il peut être considéré comme un alchimiste, au vu de ses recherches mais M. Blueford trouve ce terme trop imprécis.

Il parcourt le monde pour ses recherches concernant des substances mystérieuses et des créatures étranges, dont il a comme projet d’en rédiger une classification la plus complète possible.

Il est un correspondant occasionnel du Gramophone Beuglant pour qui il rédige des comptes-rendus de ses recherches (le journal possède d’ailleurs l’exclusivité sur les découvertes que M. Blueford pourrait faire). Il est depuis un grand ami du propriétaire du journal, Gustave boileau. Ils entreprendront tous les deux des recherches pour tenter de retrouver le professeur Bretavia suite à sa disparition.
M. Blueford est notamment connu pour son céphalopode de compagnie dont il ne se sépare plus : Poulpy. Cette amitié découle de ses recherches sur les propriétés alchimiques de l’encre de pieuvre. Lors de celles-ci, il a découvert ce poulpe unique en son genre qui possède la particularité de produire de l’encre colorée. La couleur de l’encre produite dépend de l’humeur de Poulpy (voir fiche ci-dessous).

M. Blueford vit des articles qu’il rédige pour le Gramophone Beuglant et des brevets qu’il dépose. Il est notamment l’inventeur de l’huile à graisser universelle, l’innovation qui contribuera à forger sa réputation.

Ses recherches le mèneront en équateur sur les traces des indiens Jivaros, coupeurs de têtes, en Grèce, pour récupérer du venin de Basilic ou même dans les eaux antarctiques à la recherche du calamar colossal. Au fil de ses voyages, M. Blueford s’est constitué une collection d’objets du monde entier qu’il rassemble dans son cabinet de curiosités personnel.

mardi 26 février 2019

Le stand du Gramophone Beuglant

Afin de vous rendre compte de l’actualité du Festival Yggdrasil indoor 2019, le Gramophone Beuglant s’était installé hors-les-murs en déménageant, le temps d’un week-end, sa rédaction dans la rue Steampunk dudit festival.
Le stand du Gramophone Beuglant au Festival Iggdrasil Indoor 2019
Gustave Boileau, le rédacteur en chef, y avait en effet installé son bureau afin de pouvoir travailler au cœur de l’actualité vaporeuse.
Le bureau du rédacteur en chef
Il était accompagné dans sa mission par Lady Adélaïde Froufrou, la caution féminine du journal (mais aussi secrétaire, assistante commerciale et soutien logistique sans qui le journal ne serait ce qu’il est) et par le reporter-alchimiste Gildas Blueford.
Ce dernier avait apporté une partie de son équipement qu’il exposait pour la première fois au public. Les visiteurs ont donc pu admirer son cabinet de curiosité, son échantillonneur à amplification stimulée par injection de gaz chaud ainsi que son pulvériseur à retour forcé (prototype à pressurisation libre).
L'équipement de Gildas Blueford
Une première qui a permis aux nombreux visiteurs du stand de mettre des visages sur l’équipe rédactionnelle.