jeudi 9 avril 2026

Cet homme aurait dû inventer le cinéma !

À l’instar d’Alice Guy, première femme réalisatrice de cinéma, l’histoire a oublié le nom de Louis le Prince. Pourtant cet homme aurait pu figurer au panthéon des inventeurs du cinéma, mais l’histoire en a décidé autrement.
Louis le Prince nait à Metz en 1841. De formation scientifique, il se passionne pour les arts et ouvre en Angleterre avec son épouse une école d’art. Puis en 1881, il migre aux Etats-Unis où il se rend célèbre en peignant des panoramas.

Les panoramas, très en vogue en cette fin de XIX° siècle où l’on voyage encore peu, sont des fresques circulaires où le public situé au centre est enveloppé par le paysage. Mais Louis Le Prince déplore l’absence de vie et de mouvement de ces fresques pourtant spectaculaires. C’est donc tout naturellement qu’il en vient à se passionner pour la photographie et plus particulièrement la photographie animée.

Il invente une machine de prise de vues mobiles à 16 objectifs. Puis de retour en Angleterre en 1886, il invente et fait breveter en 1888 une nouvelle machine de prise de vues animées et réussit à créer un photogramme. Mais il rencontre des difficultés à le projeter.
Scène du jardin de Roundhay, film muet de 2 secondes !
Il travaille sur un appareil de projection à l’aide de plaques photos en verre puis découvre la pellicule celluloïd. Il procède à quelques démonstrations, mais rien qui ne satisfasse son caractère perfectionniste.

En 1890 alors qu’il est en France, il s’apprête à partir en Angleterre pour faire breveter son appareil de projection avant de le promouvoir aux Etats Unis. Pour mémoire, le Kinétoscope de Thomas Edison ne sera présenté au public qu’en 1891, et les frères Lumière ne feront breveter le cinématographe qu’en 1895, soit cinq ans plus tard.
Après avoir rendu visite à sa famille et amis à Bourges, il part pour Dijon voir son frère le 13 septembre 1890. Le 16 septembre il prend le train pour Paris. C’est au cours de ce voyage qu’il disparait. Ni son corps ni ses bagages ne seront retrouvés. Malgré les enquêtes menées à l’époque jusqu’à aujourd’hui, sa disparition reste un mystère.

Plusieurs hypothèses seront échafaudées (suicide, assassinat familial ou dans le cadre de la guerre des brevets) mais sans qu’aucune ne soit confirmée.

jeudi 2 avril 2026

La miniature du bureau du Gramophone Beuglant

Vous avez rêvé de visiter le bureau de la rédaction du Gramophone Beuglant ? En voici la réplique en miniature patiemment réalisée dans nos ateliers !
Rien n’y manque. Que ce soit le bureau du rédac’chef avec sa machine à écrire, sa montre à gousset posée sur un vieux numéro du journal, l’appareil photo ou son parapluie, tout est là.
Les plus perspicaces n’auront pas manqué de remarquer dans la bibliothèque quelques exemplaires des aventures de Jules Verne et un haut de forme négligemment posé sur le haut de l’armoire.

jeudi 26 mars 2026

Steampunk : entre Art Nouveau et Arts and Crafts

Le steampunk n’est pas que machine, rouage et vapeur. Il s’inscrit dans une époque où l’art foisonne. En cette fin de XIX° siècle aussi nommée « La Belle Epoque », deux courants dominent : l’Art Nouveau et l’Arts and Crafts.

Ces deux styles s’opposent philosophiquement, l’Art Nouveau se concentrant sur l’élimination des barrières entre les beaux-arts et le design, alors que l’Arts and Crafts est une réaction à l’industrialisation et à la production de masse. Il renvoie directement au mot « punk » et exprime le refus d’une industrialisation de masse lisse et invisible.

Mais ils sont assez proches en terme d'esthétique et se caractérisent par des lignes courbes directement inspirées de la nature. Ce sont des styles essentiellement décoratifs qui vont toucher tous les arts plastiques : peinture, sculpture, architecture, arts graphiques et arts décoratifs. Certaines bouches d’accès au métro parisien réalisées par l’architecte Hector Guimard en sont un exemple encore présent dans notre quotidien.
Entrée du métro parisien réalisée par Hector Guimard
Quels sont les emprunts du steampunk à ces deux courants ?

Le steampunk emprunte sa philosophie au mouvement Arts and Crafts pour lequel il est important de mettre en avant l’artisanat et les techniques anciennes. On pourrait le traduire par le DIY (Do It Yourself – Fais-le toi-même) du steampunk où le vaporiste va privilégier la création de ses costumes et de ses accessoires (quitte à (re)découvrir certaines techniques anciennes comme la couture, la broderie, le travail du cuir, du métal, etc.) par rapport à l’achat d’objets manufacturés et industriels.

Pour les artistes se réclamant du courant Arts and Crafts, le bonheur réside dans l'artisanat, un ouvrier ne pouvant s'épanouir et être fier de son ouvrage que s'il participe à chaque étape de sa réalisation et de sa fabrication.
Le steampunk va emprunter le foisonnement (much is beautiful – plus il y en a, mieux c’est) au style Art Nouveau : foisonnement de cadrans, de tuyaux, de manettes et autres artefacts pseudo technologiques. Il lui emprunte aussi le travail du métal et la féminité au travers des affiches directement inspirées des tableaux du peintre Alphonse Mucha.
Le mouvement « Art Déco » né en 1900, avec ses formes droites, géométriques, symétriques et épurées influencera aussi à la marge le style steampunk.

vendredi 20 mars 2026

Immersion dans l'espace du Gramophone Beuglant au festival Yggdrasil 2026

Plongez ou replongez vous dans l'univers du stand du Gramophone Beuglant lors du dernier festival Yggdrasil 2026 !