jeudi 12 mars 2026

Retour sur le festival Yggdrasil 2026

Cette année, l’espace steampunk du festival Yggdrasil avait des airs de salon des inventions et des technologies. L’âme des frères Lumière hantait les lieux avec la reconstitution de la première séance publique de cinématographe qui eut lieu le 28 décembre 1895 à Paris.
Ce fut l’occasion de découvrir ou redécouvrir les 10 premiers films de l’histoire du cinématographe. Pour accompagner cette séance, le Gramophone Beuglant et les Nicnopistes présentèrent les inventions ayant abouti à la création du cinématographe par les frères Lumière : lanterne magique, jouets optiques et autres, sans oublier quelques quizz consacrés aux frères Lumière ou à l’invention du cinéma.
Reconstitution de la première séance publique payante de cinématographe
Non loin de là, et parce que le cinéma deviendra sonore, Amandine et Bastien avaient apporté quelques magnifiques spécimens de phonographe à cylindre et de phaunotographe pour vous offrir la joie d’enregistrer, puis de réécouter votre voix.
Amandine et Bastien devant leurs incroyables machines
La frise chronologique du cinéma (première partie)
La frise chronologique du cinéma (seconde partie)
La frise chronologique du cinéma (troisième partie)
Metteur en scène en action

vendredi 27 février 2026

Yggdrasil 2026

 
Retrouvez la rédaction du Gramophone Beuglant au sein de la cité d'Horologium du festival Yggdrasil qui se tiendra le week-end prochain à Eurexpo (Lyon) pour vous faire découvrir l'invention du cinématographe en 1895.

Au plaisir de vous y retrouver !

Edgar Quinet : visionnaire steampunk !

Connaissez-vous Edgar Quinet ?
 
Les Parisiens répondront qu’il s’agit d’une station de métro. Les provinciaux connaîtront une école ou une rue portant son nom. Mais savez-vous réellement qui a été cet homme ?
 
Edgar Quinet est un historien, poète, philosophe et homme politique français du XIXe siècle. Il est, entre autre, l’auteur d’une célèbre dictée qu’ont connue des générations d’écoliers et qui s’inscrit de manière admirable dans l’esprit steampunk.
Edgar Quinet
Visionnaire, il y explique que le progrès induit par la révolution industrielle n’aura pas que des effets bénéfiques et qu’il ne doit pas remplacer l’homme. Il met en garde contre l’utilisation de la machine et des nouvelles technologies à des fins malveillantes.
 
Extrait :
« Vous croyez, vous espérez que ces machines vous dispenseront d’avoir vous-même une valeur propre, qu’elles vous communiqueront celle qu’elles possèdent. Détrompez-vous ! Rien au monde ne peut vous dispenser d’avoir vous-même une âme, une dignité personnelle, le respect de vous-même, un caractère, une conscience, une parole. Tous les rails de fer, toutes les chaudières à haute pression ne peuvent vous acquitter de l’obligation d’avoir vous-même une trempe invisible, ce ressort interne, ce point moral qui résiste, s’il le faut, au poids de l’univers et constitue l’être humain, ni le fer, ni le bois, ni la tôle ne vous prêteront leurs vertus. Il faut absolument que vous ayez les vôtres, celles qui caractérisent la nature humaine. Aucune machine ne vous exemptera d’être homme. […] Plus ce progrès se développe, et avec eux les pouvoirs, plus les hommes devront être vigilants à ce que ces pouvoirs ne soient pas tournés contre eux par des personnes inciviques ou malveillantes ».
 
A l’heure où la machine est omniprésente dans la vie des humains, les assistant dans toutes leurs tâches du quotidiens (et même plus), à l’heure où les robots envahissent les usines et s’immiscent dans nos maisons, à l’heure ou l’intelligence artificielle envahit tout l’espace numérique relisez ce texte en remplaçant le mot « rail » par « Internet », « progrès » par « digital » et « machine » par « IA » et vous découvrirez l’exceptionnelle modernité de ce texte.

jeudi 19 février 2026

La machine à remonter le temps

Depuis de nombreuses années, Gustave Boileau a la secrète ambition de voyager dans le temps et plus précisément de pouvoir remonter le temps.  Il souhaite ainsi pouvoir revivre certains évènements marquants et se confronter aux paradoxes temporels.
 
C’est donc dans ce but que les ateliers du Gramophone Beuglant travaillent depuis plusieurs années sur une machine à remonter le temps. Et c’est avec fierté qu’ils ont pu proposer au rédacteur en chef du journal ce premier prototype.
Il s’agit d’une avancée majeure pour la science et l’histoire même si cet appareil ne répond pas encore au cahier des charges de Gustave Boileau. En effet, la commande du rédacteur en chef serait de pouvoir se transporter à un moment donné dans le temps et d'en revenir.
 
Or, cette machine ne permet, à ce jour, que d’inverser la course du temps. Une fois la machine mise en route, les personnes situées dans son environnement immédiat voient la course du temps inversée. Au lieu de d’avancer dans le temps d’une seconde toutes les secondes comme le commun des mortels, elles retournent dans le passé à la vitesse d’une seconde par seconde. Par exemple, pour revivre un événement s’étant déroulé un an auparavant il faut donc attendre un an.
Ci-dessus la preuve en images.
 
A ce moment, les personnes en contact avec la machine vivent l’année N-1 alors que les personnes extérieures vivent l’année N+1. Au bout d’un an le décalage est donc de deux ans.
 
Il n’est donc pas possible de revivre un évènement s’étant déroulé un siècle plus tôt, car il faudrait dans ce cas attendre un siècle pour que la machine y arrive. La vie d’un homme n’y suffirait pas.
Mais fort de cette prouesse d’avoir pu inverser la course du temps, les techniciens et ingénieurs des ateliers du Gramophone Beuglant ont bon espoir de pouvoir accélérer ce processus et ainsi d’arriver à se projeter dans le passé beaucoup plus rapidement, répondant ainsi à la première commande de Gustave Boileau. Restera à résoudre la seconde demande, et non la moindre : comment accélérer le temps dans le futur pour revenir à la date de départ !
 
Les personnes intéressées trouveront ci-dessous le plan de cette machine.

vendredi 13 février 2026

Métropolis : une ville en 2026 !

Paru en 1926, le roman « Metropolis » de Théa Von Harbou  qui a servi de base au scénario du film éponyme a 100 ans ! En 1926, il imaginait une métropole en 2026.
Au-delà des voitures volantes - dont on voit les prémices au travers des drones et des taxis volants en cours d’expérimentation - et des gratte-ciel présents dans nos métropoles, le roman et le film étaient-ils, d’un point de vue sociétal, prophétiques ou visionnaires ?
Pour mémoire, voici la description de la ville de Metropolis : Dans le futur, de riches industriels et des magnats des affaires et leurs meilleurs employés règnent sur la ville de Metropolis depuis des gratte-ciel colossaux. Cité État totalitaire capitaliste et patriarcale, Metropolis y abrite une société techno dépendante où les travailleurs sont affectés à des tâches répétitives et déshumanisantes, asservis à des machines qui font figure de nouveaux dieux impies.

Il faut reconnaître que certains aspects de Metropolis sont plus que jamais d’actualité, le fossé séparant les plus riches des plus pauvres n’ayant, par exemple, pas cessé de se creuser.
Le robot humanoïde « Maria » créé par l’homme, un des premiers du genre dans la science-fiction, n’a, lui non plus, plus rien d’imaginaire. Il préfigure les robots actuels et l’Intelligence Artificielle dans ce qu’elle a de plus dangereux.

Metropolis y abrite une société techno-dépendante où les travailleurs sont affectés à des tâches répétitives et déshumanisantes, asservis à des machines qui font figure de nouveaux dieux impies.  La machine déifiée résonne fortement avec nos sociétés contemporaines. À l’ère de l’IA, nouvelle industrie accusée d’exploiter la misère humaine, Metropolis interroge notre foi en la technologie : met-elle en danger notre humanité?
2026, l'occasion de revoir ce film, le seul film enregistré par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité.