jeudi 19 février 2026

La machine à remonter le temps

Depuis de nombreuses années, Gustave Boileau a la secrète ambition de voyager dans le temps et plus précisément de pouvoir remonter le temps.  Il souhaite ainsi pouvoir revivre certains évènements marquants et se confronter aux paradoxes temporels.
 
C’est donc dans ce but que les ateliers du Gramophone Beuglant travaillent depuis plusieurs années sur une machine à remonter le temps. Et c’est avec fierté qu’ils ont pu proposer au rédacteur en chef du journal ce premier prototype.
Il s’agit d’une avancée majeure pour la science et l’histoire même si cet appareil ne répond pas encore au cahier des charges de Gustave Boileau. En effet, la commande du rédacteur en chef serait de pouvoir se transporter à un moment donné dans le temps et d'en revenir.
 
Or, cette machine ne permet, à ce jour, que d’inverser la course du temps. Une fois la machine mise en route, les personnes situées dans son environnement immédiat voient la course du temps inversée. Au lieu de d’avancer dans le temps d’une seconde toutes les secondes comme le commun des mortels, elles retournent dans le passé à la vitesse d’une seconde par seconde. Par exemple, pour revivre un événement s’étant déroulé un an auparavant il faut donc attendre un an.
Ci-dessus la preuve en images.
 
A ce moment, les personnes en contact avec la machine vivent l’année N-1 alors que les personnes extérieures vivent l’année N+1. Au bout d’un an le décalage est donc de deux ans.
 
Il n’est donc pas possible de revivre un évènement s’étant déroulé un siècle plus tôt, car il faudrait dans ce cas attendre un siècle pour que la machine y arrive. La vie d’un homme n’y suffirait pas.
Mais fort de cette prouesse d’avoir pu inverser la course du temps, les techniciens et ingénieurs des ateliers du Gramophone Beuglant ont bon espoir de pouvoir accélérer ce processus et ainsi d’arriver à se projeter dans le passé beaucoup plus rapidement, répondant ainsi à la première commande de Gustave Boileau. Restera à résoudre la seconde demande, et non la moindre : comment accélérer le temps dans le futur pour revenir à la date de départ !
 
Les personnes intéressées trouveront ci-dessous le plan de cette machine.

vendredi 13 février 2026

Métropolis : une ville en 2026 !

Paru en 1926, le roman « Metropolis » de Théa Von Harbou  qui a servi de base au scénario du film éponyme a 100 ans ! En 1926, il imaginait une métropole en 2026.
Au-delà des voitures volantes - dont on voit les prémices au travers des drones et des taxis volants en cours d’expérimentation - et des gratte-ciel présents dans nos métropoles, le roman et le film étaient-ils, d’un point de vue sociétal, prophétiques ou visionnaires ?
Pour mémoire, voici la description de la ville de Metropolis : Dans le futur, de riches industriels et des magnats des affaires et leurs meilleurs employés règnent sur la ville de Metropolis depuis des gratte-ciel colossaux. Cité État totalitaire capitaliste et patriarcale, Metropolis y abrite une société techno dépendante où les travailleurs sont affectés à des tâches répétitives et déshumanisantes, asservis à des machines qui font figure de nouveaux dieux impies.

Il faut reconnaître que certains aspects de Metropolis sont plus que jamais d’actualité, le fossé séparant les plus riches des plus pauvres n’ayant, par exemple, pas cessé de se creuser.
Le robot humanoïde « Maria » créé par l’homme, un des premiers du genre dans la science-fiction, n’a, lui non plus, plus rien d’imaginaire. Il préfigure les robots actuels et l’Intelligence Artificielle dans ce qu’elle a de plus dangereux.

Metropolis y abrite une société techno-dépendante où les travailleurs sont affectés à des tâches répétitives et déshumanisantes, asservis à des machines qui font figure de nouveaux dieux impies.  La machine déifiée résonne fortement avec nos sociétés contemporaines. À l’ère de l’IA, nouvelle industrie accusée d’exploiter la misère humaine, Metropolis interroge notre foi en la technologie : met-elle en danger notre humanité?
2026, l'occasion de revoir ce film, le seul film enregistré par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité.

mercredi 4 février 2026

Tutoriel : customiser une arme Nerf

Avertissement : ceci n'est pas un article sponsorisé, tous nos conseils s'adaptent parfaitement à n'importe quelle arme en plastique, les Nerf sont simplement très répandus pour la customisation des armes steampunk.
Il y a quelques temps, nous avions écrit un article qui posait la question de l'omniprésence des Nerf customisés dans la communauté steampunk Aujourd'hui nous revisitons ce sujet pour vous proposer un petit tutoriel sur la customisation de Nerf. Ce guide n'a pas pour objectif d'être une notice, étape par étape de la fabrication d'un Nerf en particulier mais plutôt de vous apporter des conseils si vous voulez vous-même vous doter d'un arsenal steampunk.

Tout d'abord, la première question à se poser est la suivante : votre Nerf sera-t-il toujours fonctionnel après modification (avec la possibilité de tirer les fameuses fléchettes en mousse) ou sera-t-il un objet décoratif ? La principale différence va concerner les pièces mobiles de l'arme : dans les Nerf mécaniques, une pièce mobile va venir compresser un ressort qui va ensuite restituer l'énergie dans le projectile. Cette pièce mobile frotte généralement contre les autres pièces de l'arme, ce qui peut rapidement détériorer la peinture (ou alors l'ajout de peinture peut bloquer le mécanisme).

L'option de rendre l'arme non fonctionnelle est probablement la plus simple, vous n'aurez pas à vous préoccuper de ce qui suit. En revanche, si votre objectif est de continuer à pouvoir tirer avec, voilà les options qui s'offrent à vous :
- laisser les parties qui frottent ensemble sans peinture (il faudra cependant accepter les couleurs souvent flashy),
- les peindre quand même (penser à poncer les pièces pour que la peinture accroche mieux),
- la teinture vinyle : c'est un type de peinture qui va colorer le plastique en profondeur sans rajouter d'épaisseur, souvent utilisé dans l'automobile,
- imprimer en 3D les pièces directement dans la couleur désirée,
- dernière solution un peu différente : choisir un Nerf électrique dont la propulsion est assurée par un moteur et non pas par un ressort, ce qui limite le nombre de pièces qui frottent les unes contre les autres.

Ce qui nous amène à notre seconde partie : le choix du Nerf. Comme mentionné dans notre précédent article, les Nerf existent dans de nombreux styles différents avec des look science-fiction qui s'adaptent bien au steampunk. Le modèle Maverick, en vente il y a quelques années, a eu un certain succès dans la communauté vaporiste. Au final, tout dépendra du look que vous souhaitez donner à votre arme (et des modèles disponibles en magasin, bien sûr).
Une fois votre Nerf choisi, il faudra le démonter pour faciliter les modifications et la peinture. Pensez bien à garder toutes les petites vis et ressorts voire même de prendre des photos lors du démontage pour vous aider à le remonter.

L’étape suivante consistera à réfléchir au design et aux modifications que vous allez y apporter.

Voici quelques idées pour vous aider :
- Un manomètre,
- Une petite bonbonne de gaz,
- Une lampe à vide,
- Des tuyaux...

En traçant des rainures et en collant de petits cercles, vous donnerez un effet de tôle rivetée au plastique. Vous pouvez également vous amuser à ajouter des lampes qui clignotent, des moteurs qui des aiguilles en mouvement, en fonction de vos connaissances en électronique. La seule limite est votre imagination (d'où l'intérêt d'avoir une boîte remplie de boulons, ressorts et autres breloques). N'oubliez pas que, dans le steampunk, l'accumulation de détails donne son cachet à une création.

Avant de sortir la peinture, il va falloir préparer les pièces en plastique. Le mécanisme de tir est graissé pour ne pas gripper et cette graisse peut empêcher la peinture de tenir. Vous devrez donc bien nettoyer toutes les pièces de la graisse et de la poussière qui pourrait y rester. Une fois ceci fait, il faudra poncer afin de donner une meilleure surface d'accroche à la peinture. Lorsque vous poncez votre Nerf, pensez à retirer la marque et autres motifs qui trahiraient la provenance de l'arme. C'est une étape qui peut être fastidieuse mais qui rendra votre peinture plus durable dans le temps. Si vous voulez augmenter encore la durabilité de votre peinture, passer une sous-couche pour plastique sur les pièces.
Vous vous demandez surement quelle peinture choisir. La peinture en bombe sera probablement plus facile à appliquer pour les grosses pièces (les peintures à l’acétone tiendront bien sur le plastique des Nerf, voire la teinture vinyle comme mentionnée plus tôt). Pour les détails, vous pouvez opter pour la peinture à maquette qui a l’avantage de se vendre en petite quantité. Si vous avez bien préparé votre surface, n’importe quelle peinture fera l’affaire.

Vous voilà fin prêt pour vous lancer dans la peinture. Mais de quelle couleur allez-vous peindre votre Nerf ? On s’attend à ce qu’une arme steampunk soit en métal. Vous pouvez donc partir sur une combinaison de peinture cuivre/dorée/argentée. Pour l'agencement des couleurs, prenez exemple sur les couleurs existantes de l'arme : les Nerf possèdent déjà 2 ou 3 couleurs principales (par exemple, pour un Nerf vert, orange et gris, peignez le vert en doré, l'orange en cuivre et le gris en argenté). Mais rien ne vous oblige à vous limiter à ces couleurs là. Vous pouvez choisir du marron pour un effet bois ou des couleurs plus flashy pour des détails comme des fioles ou des boutons.
Pour donner un aspect de métal vieilli, optez pour la technique du "dry-brushing" : passez une couche de noir puis prenez de la peinture métallisée avec un pinceau et essuyez en la majorité. Vous allez ensuite peindre par-dessus le noir sans le recouvrir complètement, pour obtenir un look de métal usé du plus bel effet.

Vous pouvez vous arrêter là pour la peinture. Cependant nous vous conseillons de vieillir votre arme pour lui donner plus de vécu. Pour cela, diluez de la peinture noire ou marron, peignez la surface par petites zones et essuyez en le plus gros pour que la peinture ne reste que dans les rainures et les anfractuosités. Cela donnera plus de dimension et de profondeur à la texture de l'arme. Vous pouvez même aller plus loin et peindre de la rouille (n'oubliez pas, la rouille du cuivre appelée "vert-de-gris" est verte pâle) ou alors peindre des coulures d'huile pour donner un côté industriel à votre Nerf.
Vous y êtes presque ! Pour protéger votre peinture, nous vous conseillons de passer une couche de vernis par-dessus. En fonction de la forme de votre Nerf et de la façon de le réassembler, vous préférerez peut-être remonter l'arme avant de la venir (l'épaisseur supplémentaire du vernis pourrait vous gêner pour assembler les pièces).

Voilà, votre Nerf customisé est fin prêt pour votre prochain costume !

Petit supplément : si vous avez choisi l'option de garder l'arme fonctionnelle, vous pouvez vous procurer des fléchettes Nerf (non-officielle) de différentes couleurs. Cela vous permettra de les assortir avec l’arme et d’éviter les couleurs criardes des munitions vendues avec.

jeudi 29 janvier 2026

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le steampunk sans jamais oser le demander !

Le steampunk vous intrigue ? Le steampunk vous séduit ? Mais vous ne savez pas comment débuter. Le Gramophone Beuglant et les Nicnopistes au micro de Pop Anjou Corner vous expliquent tout lors du dernier Hashtag Festival de Bourg-en-Bresse !

Cliquez ici ! pour visionner l'interview.