Affichage des articles dont le libellé est Cosplay. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cosplay. Afficher tous les articles

mercredi 4 février 2026

Tutoriel : customiser une arme Nerf

Avertissement : ceci n'est pas un article sponsorisé, tous nos conseils s'adaptent parfaitement à n'importe quelle arme en plastique, les Nerf sont simplement très répandus pour la customisation des armes steampunk.
Il y a quelques temps, nous avions écrit un article qui posait la question de l'omniprésence des Nerf customisés dans la communauté steampunk Aujourd'hui nous revisitons ce sujet pour vous proposer un petit tutoriel sur la customisation de Nerf. Ce guide n'a pas pour objectif d'être une notice, étape par étape de la fabrication d'un Nerf en particulier mais plutôt de vous apporter des conseils si vous voulez vous-même vous doter d'un arsenal steampunk.

Tout d'abord, la première question à se poser est la suivante : votre Nerf sera-t-il toujours fonctionnel après modification (avec la possibilité de tirer les fameuses fléchettes en mousse) ou sera-t-il un objet décoratif ? La principale différence va concerner les pièces mobiles de l'arme : dans les Nerf mécaniques, une pièce mobile va venir compresser un ressort qui va ensuite restituer l'énergie dans le projectile. Cette pièce mobile frotte généralement contre les autres pièces de l'arme, ce qui peut rapidement détériorer la peinture (ou alors l'ajout de peinture peut bloquer le mécanisme).

L'option de rendre l'arme non fonctionnelle est probablement la plus simple, vous n'aurez pas à vous préoccuper de ce qui suit. En revanche, si votre objectif est de continuer à pouvoir tirer avec, voilà les options qui s'offrent à vous :
- laisser les parties qui frottent ensemble sans peinture (il faudra cependant accepter les couleurs souvent flashy),
- les peindre quand même (penser à poncer les pièces pour que la peinture accroche mieux),
- la teinture vinyle : c'est un type de peinture qui va colorer le plastique en profondeur sans rajouter d'épaisseur, souvent utilisé dans l'automobile,
- imprimer en 3D les pièces directement dans la couleur désirée,
- dernière solution un peu différente : choisir un Nerf électrique dont la propulsion est assurée par un moteur et non pas par un ressort, ce qui limite le nombre de pièces qui frottent les unes contre les autres.

Ce qui nous amène à notre seconde partie : le choix du Nerf. Comme mentionné dans notre précédent article, les Nerf existent dans de nombreux styles différents avec des look science-fiction qui s'adaptent bien au steampunk. Le modèle Maverick, en vente il y a quelques années, a eu un certain succès dans la communauté vaporiste. Au final, tout dépendra du look que vous souhaitez donner à votre arme (et des modèles disponibles en magasin, bien sûr).
Une fois votre Nerf choisi, il faudra le démonter pour faciliter les modifications et la peinture. Pensez bien à garder toutes les petites vis et ressorts voire même de prendre des photos lors du démontage pour vous aider à le remonter.

L’étape suivante consistera à réfléchir au design et aux modifications que vous allez y apporter.

Voici quelques idées pour vous aider :
- Un manomètre,
- Une petite bonbonne de gaz,
- Une lampe à vide,
- Des tuyaux...

En traçant des rainures et en collant de petits cercles, vous donnerez un effet de tôle rivetée au plastique. Vous pouvez également vous amuser à ajouter des lampes qui clignotent, des moteurs qui des aiguilles en mouvement, en fonction de vos connaissances en électronique. La seule limite est votre imagination (d'où l'intérêt d'avoir une boîte remplie de boulons, ressorts et autres breloques). N'oubliez pas que, dans le steampunk, l'accumulation de détails donne son cachet à une création.

Avant de sortir la peinture, il va falloir préparer les pièces en plastique. Le mécanisme de tir est graissé pour ne pas gripper et cette graisse peut empêcher la peinture de tenir. Vous devrez donc bien nettoyer toutes les pièces de la graisse et de la poussière qui pourrait y rester. Une fois ceci fait, il faudra poncer afin de donner une meilleure surface d'accroche à la peinture. Lorsque vous poncez votre Nerf, pensez à retirer la marque et autres motifs qui trahiraient la provenance de l'arme. C'est une étape qui peut être fastidieuse mais qui rendra votre peinture plus durable dans le temps. Si vous voulez augmenter encore la durabilité de votre peinture, passer une sous-couche pour plastique sur les pièces.
Vous vous demandez surement quelle peinture choisir. La peinture en bombe sera probablement plus facile à appliquer pour les grosses pièces (les peintures à l’acétone tiendront bien sur le plastique des Nerf, voire la teinture vinyle comme mentionnée plus tôt). Pour les détails, vous pouvez opter pour la peinture à maquette qui a l’avantage de se vendre en petite quantité. Si vous avez bien préparé votre surface, n’importe quelle peinture fera l’affaire.

Vous voilà fin prêt pour vous lancer dans la peinture. Mais de quelle couleur allez-vous peindre votre Nerf ? On s’attend à ce qu’une arme steampunk soit en métal. Vous pouvez donc partir sur une combinaison de peinture cuivre/dorée/argentée. Pour l'agencement des couleurs, prenez exemple sur les couleurs existantes de l'arme : les Nerf possèdent déjà 2 ou 3 couleurs principales (par exemple, pour un Nerf vert, orange et gris, peignez le vert en doré, l'orange en cuivre et le gris en argenté). Mais rien ne vous oblige à vous limiter à ces couleurs là. Vous pouvez choisir du marron pour un effet bois ou des couleurs plus flashy pour des détails comme des fioles ou des boutons.
Pour donner un aspect de métal vieilli, optez pour la technique du "dry-brushing" : passez une couche de noir puis prenez de la peinture métallisée avec un pinceau et essuyez en la majorité. Vous allez ensuite peindre par-dessus le noir sans le recouvrir complètement, pour obtenir un look de métal usé du plus bel effet.

Vous pouvez vous arrêter là pour la peinture. Cependant nous vous conseillons de vieillir votre arme pour lui donner plus de vécu. Pour cela, diluez de la peinture noire ou marron, peignez la surface par petites zones et essuyez en le plus gros pour que la peinture ne reste que dans les rainures et les anfractuosités. Cela donnera plus de dimension et de profondeur à la texture de l'arme. Vous pouvez même aller plus loin et peindre de la rouille (n'oubliez pas, la rouille du cuivre appelée "vert-de-gris" est verte pâle) ou alors peindre des coulures d'huile pour donner un côté industriel à votre Nerf.
Vous y êtes presque ! Pour protéger votre peinture, nous vous conseillons de passer une couche de vernis par-dessus. En fonction de la forme de votre Nerf et de la façon de le réassembler, vous préférerez peut-être remonter l'arme avant de la venir (l'épaisseur supplémentaire du vernis pourrait vous gêner pour assembler les pièces).

Voilà, votre Nerf customisé est fin prêt pour votre prochain costume !

Petit supplément : si vous avez choisi l'option de garder l'arme fonctionnelle, vous pouvez vous procurer des fléchettes Nerf (non-officielle) de différentes couleurs. Cela vous permettra de les assortir avec l’arme et d’éviter les couleurs criardes des munitions vendues avec.

vendredi 16 janvier 2026

Les bracelets de montres à gousset

La montre bracelet n’ayant été inventée qu’en 1907 par l’horloger parisien Jaeger, en cette fin de XIX° siècle, la montre à gousset est donc la seule possibilité offerte pour avoir l’heure en permanence sur soi. C’est donc pour cela que la montre gousset fait partie intégrante du costume du vaporiste.

Mais comment porter votre montre à gousset au quotidien si vous ne portez pas de gilet ? La première solution est d’attacher l'anneau de la giletière à la boutonnière de votre veste et de glisser la montre dans la poche de celle-ci. Et si vous ne portez ni gilet, ni veste au quotidien ?
Sachez que depuis le début du XX° siècle existent des supports de montre à gousset permettant de porter ces dernières au poignet. Les premiers modèles sont de véritables bijoux, bien souvent en métal précieux. Ils sont composés d’un bracelet en métal et d’un support à griffes permettant d’y insérer la montre à gousset. Posséder une montre à gousset à cette époque est un luxe et il n’est donc pas surprenant que le support soit lui aussi un objet de prix. On trouve encore ce type d’objet d’époque à la vente sur des sites spécialisés ou des sites d’enchères mais il faut y mettre le prix (souvent plus de 1 000 euros !).
Fort heureusement, si vous ne souhaitez pas mettre ce prix, des artisans contemporains ont repris ce principe et proposent des modèles en cuir de belle facture pour des prix beaucoup plus raisonnables.
Le principe est similaire aux bracelets du début du XX° siècle. Un bracelet en cuir encadre un support métallique à griffe sur lequel vient s’insérer la montre à gousset. Il est alors même possible, comme sur une montre classique, de changer le bracelet.
D’autres modèles existent comprenant une coque en cuir dans laquelle vient se glisser la montre à gousset. Mais ces derniers modèles ne sont pas adaptés à toutes les tailles de montres à gousset : trop grosse, elle ne rentrera pas ou trop petite elle risque de s’en échapper.
Vous n’avez donc plus aucune excuse pour ne pas porter une montre à gousset au quotidien et ainsi afficher votre côté vaporiste.

vendredi 16 mai 2025

Les créations de l’atelier du Gramophone : le chapeau du rédac'chef

Le chapeau, qu’il soit haut de forme, gibus, melon ou autre, occupe une place importante du costume steampunk. Très en vogue à l’époque victorienne ou Belle Époque, il représente l’élégance et symbolise le statut social de celui qui le porte.

Mais il est aussi la toile idéale pour exprimer l’univers du personnage et la créativité de son auteur.  On peut y fixer différents types d’accessoires comme les fameuses goggles, mais aussi des plumes, des chaines ou tout autre objet en rapport avec la thématique du costume.

C’est dans cet esprit que l’atelier du Gramophone Beuglant a créé il y a quelques années le chapeau de l’emblématique rédacteur en chef du journal.
Le personnage est à la fois rédacteur en chef du journal mais aussi son propriétaire. Il fait donc partie de la bourgeoisie et se doit de porter un chapeau. C’est pourquoi il a opté pour un gibus noir, chic et élégant.

Restait à le décorer afin qu’à sa seule vue, on puisse identifier le personnage. Hormis les goggles (référence immédiate au steampunk), le premier élément à avoir été imaginé est la main mécanique tenant une plume. Elle symbolise l’écriture et donc la fonction première du personnage : rédacteur des articles du Gramophone Beuglant. Le tuyau reliant la main à l’arrière du chapeau laisse penser à un fonctionnement pneumatique de ladite main, écrivant de manière autonome les articles du journal.
Une carte de presse renforce l’appartenance du chapeau au rédacteur en chef. Un tampon et quelques plumes destinées au porte-plume tenu par la main parachèvent le tout.

vendredi 8 mars 2024

Le scaphandrier : fabrication d’un cosplay

Bien qu’il ne soit pas une œuvre steampunk à proprement parler puisqu’écrit au XIX° siècle comme un roman d’aventure, « 20 000 lieues sous les mers » n’en demeure pas moins un livre de référence pour les vaporistes et pour les personnes souhaitant aborder le steampunk.
 
Le Capitaine Némo et les scaphandriers sont indissociables de cet univers et les deux étaient présents dans le Léviathan lors du dernier festival Yggdrasil.
 
Mais arrêtons-nous sur le personnage du scaphandrier et plus particulièrement sur son costume créé de toutes pièces pour cette occasion par Gildas Blueford.
Le cahier des charges était à la fois simple à rédiger mais complexe à réaliser : créer un casque de plongée esthétiquement réaliste tout en étant léger pour être porté sur terre (et donc sans l’effet de l’eau) et cela pendant plusieurs heures.
Le choix s’est donc porté sur des matériaux légers comme le polystyrène pour la sphère du casque et le Forex (PVC et mousse) pour les quatre hublots, le plastron et autres éléments. Une partie des écrous papillon a elle aussi été réalisée en Forex, là aussi pour limiter le poids.
Les hublots sont fermés à l’aide de films plastiques, beaucoup plus léger que le verre. Le plomb attaché au plastron est en mousse de polystyrène pour la même raison de légèreté. Le cocasse de la situation est qu’en cas d’immersion réelle, ce fac-similé de poids tirerait notre scaphandrier vers la surface au lieu de le maintenir au fond !
Afin de rendre confortable le port de ce casque par le cosplayer et de limiter la buée sur les hublots, une ventilation a été installée. Un ventilateur aspire l’air extérieur par les deux prises d’air latérales en façade et le rejette par un orifice situé à l’arrière, créant ainsi un courant d’air rafraichissant à l’intérieur du casque.
Le casque est fixé sur le plastron à l’aide d’aimants néodyme ce qui permet d’ôter le casque tout en gardant le plastron.
 
Le tout a ensuite été peint à l’aide de peinture sans solvant compatible avec les parties en polystyrène. De leur conception à leur réalisation, le casque et le plastron ont nécessité une centaine d’heure de travail.


samedi 13 janvier 2024

Le Cosplayer et le Photographe

Dans le pays idéal des conventions vivaient deux tribus inséparables qui se cotoyaient et se nourrissaient mutuellement du travail de l’autre. J’ai nommé la tribu des Cosplayers et la tribu des photographes.
La tribu des Cosplayers appréciait d’être regardée, admirée et recherchait pour cela l’objectif des photographes pour immortaliser et valoriser son travail. La tribu des photographes était, elle, toujours à l’affut de la tribu des Cosplayers afin de réaliser de magnifiques clichés et elle aussi de valoriser ses talents. Ces deux tribus ne pouvaient donc vivre l’une sans l’autre.
 
Nonobstant cette attirance mutuelle, il arrivait parfois que des conflits surviennent entre ces deux tribus. Ces conflits pouvaient survenir à la suite d’un comportement de diva d’un Cosplayer ou bien encore d’une attitude déplacée d’un photographe.
 
Afin d’apaiser les relations entre ces deux tribus, elles décidèrent donc d’adopter un code de bonne conduite.
 
Les Cosplayers s’engagèrent à être bienveillants envers la tribu des photographes venue spécialement pour les photographier. Ils s’engagèrent à la respecter ainsi que le public sans qui le pays des conventions n’existerait pas. La tribu des Cosplayers était consciente que si elle ne souhaitait pas être regardée ou photographiée, il était préférable pour elle de ne pas se rendre au pays des conventions.
 
Les photographes s’engagèrent quant à eux à demander systématiquement l’autorisation de prendre la tribu des Cosplayers en photo et à montrer la photo ainsi réalisée. En cas de refus, ils s’engagèrent à ne pas insister et à ne pas prendre de cliché. La tribu des photographes s’engagea à respecter la tribu des Cosplayers, à ne pratiquer aucun geste déplacé ni à formuler aucune demande irrespectueuse. Les photographes ne toucheraient aucun costume ou accessoire sans autorisation et garderaient pour eux leur opinion ou remarques négatives envers la tribu des Cosplayers.
 
Depuis ce jour, les deux tribus vivent en parfaite harmonie dans le monde idéal des conventions et festivals…

jeudi 29 juin 2023

La symbolique du poulpe dans l’univers steampunk

Vous êtes-vous déjà posé la question de savoir pourquoi le poulpe était omniprésent dans l’univers steampunk au point d’en être devenu l’animal totem ? Nous allons tenter d’y répondre, ou pour le moins, d’apporter quelques éléments de réponse sur un sujet déjà débattu à plusieurs reprises.
Bien que n’étant pas un auteur de romans steampunk – à l’époque ses romans étaient des romans d’aventure à connotation scientifique voire de science-fiction – Jules Verne n’en est pas moins une icône dans le monde steampunk. Et l’un de ses romans les plus populaires est sans conteste 20 000 lieues sous les mers. Ce roman, qui raconte l’histoire du capitaine Némo et de son sous-marin « Le Nautilus », narre le combat du héros contre une « pieuvre géante ». Il n’est pas exagéré de penser que l’attrait des vaporistes pour cet animal a été fortement influencé par ce récit et surtout par le film que Disney en a tiré. Il est important de rappeler ici que le Nautilus de Walt Disney ne ressemble en rien à celui décrit par Jules Verne dans son roman. Dans son roman, l’auteur décrit un cylindre oblong très similaire aux sous-marins actuels alors que Disney a créé un Nautilus de facture steampunk.
L’imaginaire autour du fond des océans joue aussi un rôle non négligeable dans la prépondérance des pieuvres dans l’univers steampunk. Les abysses sont les dernières terres inconnues dans le monde. La pieuvre ou le poulpe, habitants des fonds marins inexplorés, engendrent la fascination propre à l’inconnu.
Certains vaporistes évoquent aussi le surnom « octopus » donné à la compagnie ferroviaire « Southern Pacific Railroad » aux Etats-Unis par ceux qui s'opposaient à son développement. La révolution industrielle et donc l’ère Victorienne étant intrinsèquement liée au développement des réseaux de chemin de fer, il n’y avait qu’un pas à franchir pour faire de la pieuvre le symbole du mouvement steampunk.
Une autre piste, plus confidentielle, pourrait venir du recueil de Poèmes d’Émile Verhaeren publié en 1895 et intitulé "Villes tentaculaires". Il y décrit le développement des mégapoles et de leurs réseaux ferroviaires et routiers tentaculaires. Outre le caractère visionnaire de cette œuvre, elle montre que déjà en 1895 le développement industriel et ferroviaire cher au steampunk était déjà symbolisé par une pieuvre.

Il existe vraisemblablement d’autres explications et nous vous laissons le soin de nous en faire part.

jeudi 15 juin 2023

Porter des guêtres

Dans un cosplay de dandy Steampunk, les guêtres sont un accessoire à ne pas négliger.

On trouve l’origine des guêtres dans les bas de chausse médiévaux. À travers les siècles, la chausse des soldats a été un point essentiel de leur équipement. Des pieds au sec et bien protégés sont un gage de déplacement plus facile pour les fantassins. À la fin du XIX° siècle, les guêtres militaires équipent les soldats soit sous la forme de bandes molletonnées enroulées autour du mollet, soit sous la forme d’une pièce de cuir ou de tissu épais. Lorsque les guêtres sont en cuir, elles sont doublées de laine pour l’hiver. Il s'agit là de guêtres hautes qui enveloppent le mollet.
À cette même époque, la bourgeoisie européenne s’approprie les guêtres basses pour protéger les souliers des intempéries, de la boue et de la saleté. Il faut dire qu’à cette époque, les rues sont assez sales et mal entretenues, ce qui rend cet accessoire indispensable. La mode des dandys est un courant culturel et social de cette fin de XIX° caractérisé par le raffinement de leur tenue vestimentaire. Ils vont très vite faire des guêtres un accessoire indispensable de leur costume.
Outre la fonction de protection de leurs chaussures et pantalon, les guêtres basses sont pour ces hommes raffinés à la fois un symbole de leur goût immodéré de l’élégance et le reflet de leur position sociale élevée. Elles leur permettent de se distinguer de la classe ouvrière et des normes en vigueur à cette époque en marquant leur individualisme au travers de ce signe de distinction et de sophistication.
Leurs guêtres sont réalisées dans des tissus fins et luxueux et souvent assorties à leur gilet, leur cravate ou leur chapeau, créant ainsi une harmonie dans leur apparence.

Le plus célèbre porteur de guêtres est sans nul doute le personnage de Picsou créé par Walt Disney et représentant un fortuné gentleman américain. La guêtre blanche sur une chaussure noire est restée dans toutes les mémoires.
Aujourd’hui, à l'exception des guêtres "techniques" portée par les danseuses ou les randonneurs. les guêtres ont disparu des garde-robes des hommes moderne, Elles ne sont plus portées que dans des contextes historiques où l’accent est mis sur le style du XIX° siècle. Les guêtres hautes seront plutôt réservées, quant à elle, à un costume de type aventurier ou explorateur.
Marchand de guêtres - 1815
Si vous souhaitez porter des guêtres basses pour homme, voici quelques conseils.

Les guêtres peuvent être en tissu ou en cuir. Assurez-vous que par leur couleur elles s’harmoniseront avec le reste de votre tenue. Elles ne se portent qu’avec des chaussures « habillées ». Elles doivent être à la bonne taille c’est-à-dire couvrir la partie inférieure de votre jambe et être ajustées pour éviter de glisser lorsque vous les portez. Les boutons ou les lacets vous permettent de les ajuster.

Traditionnellement les guêtres se portent par-dessus les bas de pantalon de manière à les envelopper et à les protéger des salissures. Vous pouvez décider de les porter sous le bas de pantalon pour donner un aspect plus moderne.

 



jeudi 11 mai 2023

Déguisement vs costume

“Oh, le joli déguisement !”
Que le Cosplayer qui n’a jamais entendu cette phrase en convention sorte immédiatement !

Cette réflexion part en général d’une bonne intention de la part de celui ou celle qui la prononce, mais elle a le don de vous agacer. Mais quelle différence existe-t-il entre un déguisement et un costume ? Avant d’en débattre, petit tour par la case dictionnaire.
La sémantique
Déguisement : nom masculin.
Vêtement qui déguise afin de paraitre méconnaissable ou de ressembler à quelqu’un d’autre. Il peut correspondre à un vêtement d’une autre époque ou d’une autre catégorie sociale.
Costume : nom masculin.
Pièces d’habillement qui constituent un ensemble. Le costume constitue une appartenance à un groupe, un pays, une époque. Syn. : déguisement.

On constate donc qu’en français, un costume peut être un déguisement. Bon, avec tout cela, nous ne sommes pas très avancés ! Mais alors quelle est la différence ?

Pour un Cosplayer, le déguisement possède une connotation négative. C’est un synonyme de costume préfabriqué, industriel, bricolé à la va-vite et destiné à faire la fête.

On avance doucement. Mais quelle est la frontière entre un costume et un déguisement, s’il en existe réellement une ? Tentons une première approche.

La fonction
Comme nous venons de le voir de manière sémantique, le déguisement a pour fonction de masquer, cacher, rendre méconnaissable, ce qui n’est pas forcément le cas d’un costume. À la différence du costume, le déguisement ne cherche pas à reproduire fidèlement un personnage, il ne fait qu’évoquer le personnage. Il est donc plus accessible, moins exigeant mais aussi moins valorisant. Le déguisement permet, le temps d’une soirée, d’être un personnage mais sans exigence de coller au plus près du personnage. Là où le déguisement va se limiter à l’apparence d’un personnage, la personne costumée va y ajouter les détails et le jeu de rôle.  

La coupe
Ensuite, par rapport au déguisement qui n’est pas toujours exactement à votre taille et qui n’est pas destiné à être porté sur le long terme, le costume doit vous aller ! Vous devez pouvoir vous mouvoir avec aisance dans celui-ci. La coupe du costume est aussi très importante. S’il s’agit d’un costume historique, il doit correspondre aux coupes de l’époque… au risque de devenir un déguisement.

Les matériaux
Les matières composant le costume sont autant d’éléments le caractérisant. Le costume est généralement réalisé dans des matériaux de qualité. Le déguisement est bien souvent, pour des raisons de coût, fabriqué dans des tissus de piètre qualité, brillant, clinquant. Le plastique remplace souvent le cuir ou le métal.

Les accessoires
Les accessoires et les détails ont aussi toute leur importance pour faire la différence entre un déguisement et un costume. Une magnifique robe à faux-cul, même de qualité, portée avec des tennis risque fort de vous faire passer dans la catégorie déguisement. Rappelez-vous que le mot costume signifie un ensemble de vêtements et d’accessoires assortis et faits pour être portés ensemble. Des tennis n’ont jamais été faites pour être portée avec un robe à faux-cul… et inversement. Les chaussures, la coiffure, les bijoux, les montres, les chapeaux, sont autant d’accessoires essentiels pour obtenir un costume digne de ce nom !

Conclusions
Le costume du cosplayer tire son origine du déguisement mais a été élevé à un art supérieur lorsque l’on y a ajouté la fidélité à l’original, les accessoires et surtout le jeu de rôle. Les cosplayers ne sont pas déguisés dans un personnage, ils incarnent ce personnage.

Le déguisement n’est donc pas à bannir et à regarder avec dédain car il peut constituer une base de départ pour débuter dans l’incarnation d’un personnage. Avec le temps et la passion, ce déguisement pourra se muter en costume par l’ajout d’accessoire ou sa transformation partielle out totale.

jeudi 20 avril 2023

Comment porter un gilet ?

Avec le chapeau et les googles, un des accessoires emblématiques du cosplay steampunk pour les hommes est le gilet, accessoirisé avec une montre à gousset. Mais comment bien le porter ? Doit-il être ouvert ou fermé ? Doit-on boutonner chaque bouton ? Voici quelques conseils qui vous permettront d’affirmer votre style.
Doit-on boutonner son gilet ?
Un gilet porté ouvert vous donnerait une allure décontractée incompatible avec la prestance attendue d’un homme du XIX° siècle. A cette question, la réponse est donc indéniablement oui ! L’élégance du gilet, qu’il soit à revers et à col, croisé ou à double boutonnage, se mesure à la façon dont il est boutonné. Le bouton est, outre sa fonction technique de fermeture du gilet, révélateur de votre position sociale.

De quelle manière doit-on boutonner son gilet ?
Si l’on s’en réfère aux codes du vestiaire masculin et notamment ceux en vigueur en cette fin de XIX° siècle, l’usage est de ne pas boutonner le bouton inférieur de votre gilet costume. En laissant le dernier bouton « déboutonné », vous laissez entendre ainsi que vous faites partie de cercle des « connaisseurs ».

Pourquoi ne pas boutonner le dernier bouton du bas ?
La première hypothèse voudrait qu’Edouard VII, alors roi d'Angleterre et monarque en surpoids se sentait régulièrement trop étriqué dans sa veste après un repas trop riche. Il prit alors l'habitude d'ouvrir le dernier bouton de sa veste. Par respect pour le roi, tous les hommes de l’empire firent alors de même.
La seconde hypothèse remonterait au temps où les dandies portaient 2 gilets superposés, laissant le dernier bouton du gilet du dessus, ouvert, afin que l’on puisse distinguer le premier gilet, et jouer ainsi de cet effet de style.

La troisième hypothèse voudrait que ce dernier bouton ne soit pas boutonné pour une simple question pratique à l’époque où le gilet était quotidiennement « de mise », et permettre ainsi de monter à cheval plus facilement et aisément.

Quelle qu’en soit l’origine, ne pas boutonner le dernier bouton du gilet, c’est surtout une question de style et de confort. Cela évite aussi de trop tirer sur le tissu, et donc une usure prématurée.
Porter le gilet de nos jours
Le gilet doit épouser votre morphologie et s’adapter à votre physique de façon que le port de la veste soit confortable avec le gilet en-dessous. Le gilet doit couvrir la ceinture à l’avant mais peut être un peu plus court à l’arrière. L’idéal est de le porter avec des bretelles (le gilet est aussi fait pour les cacher) et donc de ne pas avoir de boucle de ceinture qui pourrait venir surélever le bas du gilet. Il est toujours porté sur une chemise fermée par une cravate ou un nœud d’Ascot.

jeudi 2 mars 2023

Cosplay : le syndrome de l'imposteur

Imaginez-vous en convention apercevant un cosplayeur ou une cosplayeuse dont vous trouvez le costume magnifique, très élaboré et plein de détails. Vous allez donc à sa rencontre pour lui signifier votre admiration face à son travail mais cette personne vous répond que son costume « N’est pas si bien que ça » ou que « Le vôtre est bien mieux fait ».

Cette situation vous paraît familière ? Ou peut-être vous êtes-vous retrouvé de l’autre côté de cet échange ? Eh bien sachez que cela est fréquent lors des évènements où de nombreux créateurs se rencontrent. Loin d’être de la fausse modestie, cela se rapproche plus du syndrome de l’imposteur.
Le syndrome de l’imposteur est un sentiment d’incompétence et un manque de confiance en ses capacités malgré les réussites de la personne.

Mais alors pourquoi ces cosplayeurs sous-estiment la valeur de leur travail ? Trois raisons peuvent être à l’origine du phénomène.

Tout d’abord, lorsque l’on a passé du temps à fabriquer un costume ou un décor, on va voir tous ses petits défauts : une couche de peinture pas très uniforme, un tuyau qui n’est pas fixé tout à fait droit, etc. Toutes ces imperfections pourront passer inaperçues pour un œil extérieur mais sembleront bien visibles pour la personne qui l’a fabriqué. Il est donc parfois facile de se focaliser sur ces petits détails et de penser que notre costume n’est pas aussi réussi que nous l’aurions souhaité.

Ensuite, nous allons souvent comparer notre création avec l’idée que l’on s’en faisait, avec ce à quoi on aurait voulu qu’elle ressemble. La couleur de la peinture n’est peut-être pas exactement celle que nous avions envisagée ou bien nous avons dû nous passer d’un détail car nous n’avons pas pu nous procurer les matériaux à temps. Dans ce cas, le créateur sera le seul à savoir quel était le plan initial et il est donc également le seul à pouvoir faire cette comparaison.

Enfin, quand nous apprécions un costume ou une autre création, c’est parfois l’idée en elle-même que nous trouvons originale. Il est fréquent d’entendre « C’est une idée géniale, j’aurais aimé y avoir pensé ». En tant que cosplayeur, cela fait parfois plusieurs mois que nous travaillons sur notre costume et l’idée nous paraît moins originale et parfois moins excitante.
 
Pour toutes ces raisons, il arrive souvent que les cosplayeurs trouvent le travail de leurs pairs plus réussi que le leur. J’espère que cet article vous aura permis de mieux comprendre le point de vue que les cosplayeurs ont à propos de leur costume ou si vous êtes cosplayeur vous-même, de mieux comprendre pourquoi l’herbe est souvent plus verte dans le champ d’à côté.

jeudi 1 décembre 2022

Les étapes dans la vie d'un "cosplayer"

Dans la vie d’un cosplayeur, certains événements sont à marquer d’une pierre blanche. Ces moments uniques sont des étapes importantes qui méritent chacune leur badge. Voyons combien de badges ou "achievements" vous avez débloqués...

Première création
« Once upon a time... »
Ce sont vos premiers pas dans le monde du cosplay. Il peut s’agir d’un chapeau, d’un Nerf décoré, d’une sacoche… Et c’est peut-être le commencement d’une belle aventure.

Costume complet
« Sapé comme jamais ! »
Ici, on passe au niveau supérieur : un costume entier pour pouvoir incarner votre personnage préféré. De la tête aux pieds, vous êtes paré !

Première convention
« Des étoiles plein les yeux »
Vous venez de découvrir l’un des évènements majeurs où se retrouvent les cosplayeurs : les conventions. Vous pourrez assister à des spectacles et des démonstrations, faire des emplettes de différents univers et échanger avec d’autres créateurs.

Se faire prendre en photo
« Attention à ne pas prendre la grosse tête »
En tant que cosplayeur dans une convention, vous risquez de rencontrer des gens souhaitant vous prendre en photo ou se prendre en photo à côté de vous. Profitez, c’est votre moment de gloire !

Réparation de costume
« Y a-t-il un docteur dans l’assemblée ? »
Avec les premiers évènements auxquels vous allez participer, ça va être l’épreuve du feu pour votre cosplay. Il n’en ressortira pas toujours sans accroc mais rassurez-vous, c’est normal et ce sera réglé en trois coups d’aiguille ou de pistolet à colle.

Concours de cosplay
« And the winner is... »
Lors des conventions, il arrive souvent que soient organisés des concours de cosplay. C’est l’occasion de montrer votre costume devant une foule enthousiaste. Et rappelez-vous, l’important c’est de participer !

Photoshoot
« C’est moi la star ! »
Ça y est, vous avez trouvé un décor parfait pour prendre la pose. Vous allez pouvoir remplir votre album photo avec des clichés professionnels.

Cosplay à plusieurs
« Plus on est de fous, plus on rit »
Le cosplay, c’est bien mais c’est encore mieux quand c’est partagé. Alors pourquoi ne pas convaincre vos amis de vous suivre et de tous incarner des personnages du même univers ? Formez votre dream team !

Cosplay lumineux ou animé
« Que la lumière soit ! »
On le sait bien, quand ça bouge ou que ça fait de la lumière, ça attire toujours les regards. C’est pourquoi certains cosplays intègrent des éléments motorisés ou des LEDs pour donner plus de vie au personnage.

Le confort n’est plus la priorité
« Il faut souffrir pour être beau »
Parfois, pour réaliser le cosplay de vos rêves, vous devez faire quelques concessions au confort. Que ce soit un costume lourd et encombrant qui vous donne des courbatures, un costume intégral dans lequel la température devient vite caniculaire ou encore mieux, les deux en même temps, vous êtes prêts à tout pour qu’on vous remarque.

Prendre en compte le transport
« Chauffe Marcel ! »
Plusieurs options s'offrent à vous : faire des accessoires démontables ou pliables pour pouvoir plus facilement rentrer dans une valise ou bien créer directement la boite de transport pour vos créations : vous en êtes arrivé au point où vous planifiez le transport de votre costume dès sa création.

Créer son personnage
« Je me présente, je m’appelle Henry »
Il y a des univers comme le Steampunk où les histoires qui sont racontées ne sont souvent pas basées sur un film, une série ou un livre. Si votre costume ne représente pas un personnage existant, vous aurez peut-être envie d’étoffer cet alter-égo en lui inventant un nom, un métier, une histoire...

Première convention en tant qu’exposant
« Bienvenue dans mon univers »
C’est le grand jour, vous êtes passé de l’autre côté du stand et votre objectif est maintenant de montrer vos créations ou de raconter des histoires à tous les visiteurs curieux qui viennent à votre rencontre.

Créer son blog
« Oyez oyez braves gens ! »
Les visiteurs des conventions ne vous suffisent plus, vous voulez partager votre passion avec le plus  grand nombre ? Pourquoi ne pas créer une page ou un blog pour raconter vos aventures ?

Vendre ses créations
« Money money money ! »
Il arrive un moment où votre chambre ne peut plus contenir toutes vos créations. Vous vous dites alors que vous pourriez les vendre et faire bénéficier vos fans de votre talent.


Organiser une convention
« C’est moi qui l’ai fait ! »
Votre passion vous a amené là où peu sont allés. À la sueur de votre front, vous avez organisé un événement où chacun pourra partager ce même hobby, échanger avec d’autres cosplayeurs…

Grâce à vous, d’autres pourront commencer à collectionner ces badges.