vendredi 15 mai 2026

Journée de l’élégance avec le festival Yggdrasil

Le vendredi 8 mai, le festival Yggdrasil avait investi le site de l’hippodrome de Lyon Parilly pour une journée de l’élégance toute victorienne. Il faut avouer que les vaporistes sont très à cheval sur leur élégance !
En plus des courses qui se jouaient ce jour là – dont le prix du festival Yggdrasil – de nombreux jeux familiaux furent animés par les vaporistes du festival : duels d’ombrelles, magiciens, duels de thé, séance photos d’époque, combats de cannes, lancer de couteaux et de nombreux jeux géants.
 
Retour en image sur un après-midi familial sous le signe de l’élégance.
Le prix du Festival Yggdrasil
Élégance victorienne
Duels de cannes
La photographie comme en 1900
Jeux géants

jeudi 7 mai 2026

Le steampunk descend dans le métro

La station Arts et Métiers sur la ligne 11 du métro parisien offre un décor unique, inspiré de l’univers de Jules Verne. Mais savez-vous pourquoi ?
Cette scénographie a été imaginée par le dessinateur François Schuiten et son acolyte, l’écrivain Benoît Peeters à l’occasion du bicentenaire du Conservatoire national des arts et métiers en octobre 1994. François Schuiten est un auteur de bande dessinée dont notamment la série « Les cités obscures » et cette œuvre est le prolongement de son esthétique où le métro devient une porte vers un monde parallèle.
Le voyageur est plongé à l'intérieur d'une vaste machine, sorte de Nautilus souterrain évoquant l'ambiance de Vingt Mille Lieues sous les mers, de style steampunk. Au plafond de la station, une série de grands rouages évoque le musée des Arts et Métiers.
 
A la place des carreaux de faïence, la station est entièrement recouverte de cuivre et ponctuée d’engrenages ainsi que de hublots. Sur les quais, une série de hublots ouvrent sur des scénographies de petite taille, centrées sur les collections du musée : on y observe la sphère armillaire, le satellite Telstar, l'Avisol d'Arsène Olivier, ou encore la roue hydraulique.

Un arrêt s’impose !

jeudi 30 avril 2026

Les extraordinaires inventions du XIX° siècle

L’époque victorienne voit l’essor de la réclame et de la bicyclette. Les journaux commencent à publier de magnifiques affiches réalisées par de grands affichistes vantant l’acquisition d’une bicyclette.

Mais si l’on en croit la revue « scientific american » l’inverse semble aussi vrai : une bicyclette faisant de la publicité ! Un article relate en effet la création d’un tricycle ayant permis, en 1895 à Paris, l’impression sur le sol d’une phrase incitant les piétons à se rendre au deuxième salon du cycle… peut être pour y faire l’acquisition de ce tricycle !
Cet article précise que le réservoir placé derrière la selle alimentait l'encre à travers les tubes et sur des rouleaux en caoutchouc qui étaient en contact constant avec les roues arrière. Cette "presse à imprimer mobile" avait même de minuscules ventilateurs attachés pour qu'elle puisse souffler la poussière et faire la meilleure impression possible sur la route.

Si un salon du cycle s’est bien déroulé à Paris en décembre 1895, ce n’était pas le second mais le troisième du genre. Et aucune source n’indique la présence de ce tricycle au sein du salon.
Même si ce tricycle n’a jamais existé ailleurs que dans les croquis d’un talentueux dessinateur, nous pouvons cependant saluer son imagination en phase avec l’esprit inventif du courant steampunk.

vendredi 24 avril 2026

J'ai rencontré Jules Verne !

Le Grand Hôtel des Rêves est la destination obligatoire de tout vaporiste ou amateur de Jules Verne !
Il ne s’agit pas d’un hôtel au sens commun du terme, mais d’une scène de théâtre où le public visite une à une les pièces de ce prestigieux hôtel particulier qui sont autant de tableaux vivants habités par une vingtaine de comédiens dans de magnifiques décors.
Jules Verne à son bureau
Vous n’assisterez pas à un spectacle mais vous participerez à un extraordinaire voyage ! Un voyage vivant et immersif qui vous fera pénétrer dans l’univers de Jules Verne. Vous rencontrerez l’auteur en personne qui vous fera partager son ambition littéraire, son imagination, ses voyages fantastiques et vous entrainera de pièce en pièce au cœur du XIX° siècle.
Jules Verne dans l'atelier du photographe Nadar
Les voyages extraordinaires de Jules Verne
Le Grand Hôtel des Rêves
47 rue du Cardinal Lemoine 75005 Paris
Jusqu'en juin 2026 

vendredi 17 avril 2026

Le naufrage le plus médiatique du monde 114 ans après !

Le 15 mars est la date anniversaire d’une des plus grandes catastrophes maritimes et surtout de celle ayant le plus marqué l’inconscient collectif : le naufrage du Titanic en 1912. 
 
Alors que l’histoire a connu des catastrophes similaires (comme le naufrage de l’Empress of Ireland deux ans plus tard dans l’estuaire du Saint Laurent qui fera plus de 1000 victimes), pourquoi le naufrage du Titanic est-il à ce point devenu célèbre et continue de faire l’objet de films, livres, documentaires et expositions ?
Est-ce déjà du fait de son nom de dieu grec évoquant sa taille imposante et symbolisant la puissance de l’Angleterre et la domination de l’homme sur la nature – ce qui n’empêchera pas ce navire d’être finalement vaincu par les éléments ?
 
Est-ce grâce à la communication faite par la compagnie avant son départ sur le gigantisme, le luxe, la rapidité et l’insubmersibilité du navire qui l’ont rendu célèbre avant même qu’il ne prenne la mer ?
 
Est-ce parce la catastrophe a eu lieu pendant le voyage inaugural et que le Titanic n’a donc effectué qu’un seul voyage ?
 
Est-ce par l’attention apportée quant à sa sécurité avec coque à double fond, compartiments étanches avec fermeture des portes électriques, espaces réservés aux machines avec pompes d’évacuation, installation radio Marconi, canots de sauvetage pour 1 178 personnes qui n’empêchera pas le drame ?
 
Est-ce par le luxe affiché de ce navire transportant à prix d’or de nombreuses célébrités et riches industriels de l’époque qui décèderont lors de ce naufrage ?
 
Est-ce par le fait que le Titanic restera à flot plusieurs heures avant de sombrer, permettant la narration par les survivants de moments de dramaturgie comme l’orchestre qui continua à jouer pendant le naufrage ou un riche passager qui se mit sur son trente et un pour mourir comme un gentleman, ce qui n’aurait pas été possible si le bateau avait coulé en quelques minutes comme le Lusitania ?
 
Est-ce par l’émergence des moyens de communication modernes comme la télégraphie et la téléphonie qui ont permis, avec une rapidité encore inconnue, la diffusion au monde des détails de cette catastrophe ?
 
Est-ce par le fait que cette tragédie aboutira à la mise en place de nouvelles mesures de sécurité et à améliorer la navigation ?
 
Ou bien est-ce pour toutes ces raisons cumulées dans un même drame que ce naufrage est resté à jamais gravé dans l’histoire de l’humanité ?

jeudi 9 avril 2026

Cet homme aurait dû inventer le cinéma !

À l’instar d’Alice Guy, première femme réalisatrice de cinéma, l’histoire a oublié le nom de Louis le Prince. Pourtant cet homme aurait pu figurer au panthéon des inventeurs du cinéma, mais l’histoire en a décidé autrement.
Louis le Prince nait à Metz en 1841. De formation scientifique, il se passionne pour les arts et ouvre en Angleterre avec son épouse une école d’art. Puis en 1881, il migre aux Etats-Unis où il se rend célèbre en peignant des panoramas.

Les panoramas, très en vogue en cette fin de XIX° siècle où l’on voyage encore peu, sont des fresques circulaires où le public situé au centre est enveloppé par le paysage. Mais Louis Le Prince déplore l’absence de vie et de mouvement de ces fresques pourtant spectaculaires. C’est donc tout naturellement qu’il en vient à se passionner pour la photographie et plus particulièrement la photographie animée.

Il invente une machine de prise de vues mobiles à 16 objectifs. Puis de retour en Angleterre en 1886, il invente et fait breveter en 1888 une nouvelle machine de prise de vues animées et réussit à créer un photogramme. Mais il rencontre des difficultés à le projeter.
Scène du jardin de Roundhay, film muet de 2 secondes !
Il travaille sur un appareil de projection à l’aide de plaques photos en verre puis découvre la pellicule celluloïd. Il procède à quelques démonstrations, mais rien qui ne satisfasse son caractère perfectionniste.

En 1890 alors qu’il est en France, il s’apprête à partir en Angleterre pour faire breveter son appareil de projection avant de le promouvoir aux Etats Unis. Pour mémoire, le Kinétoscope de Thomas Edison ne sera présenté au public qu’en 1891, et les frères Lumière ne feront breveter le cinématographe qu’en 1895, soit cinq ans plus tard.
Après avoir rendu visite à sa famille et amis à Bourges, il part pour Dijon voir son frère le 13 septembre 1890. Le 16 septembre il prend le train pour Paris. C’est au cours de ce voyage qu’il disparait. Ni son corps ni ses bagages ne seront retrouvés. Malgré les enquêtes menées à l’époque jusqu’à aujourd’hui, sa disparition reste un mystère.

Plusieurs hypothèses seront échafaudées (suicide, assassinat familial ou dans le cadre de la guerre des brevets) mais sans qu’aucune ne soit confirmée.

jeudi 2 avril 2026

La miniature du bureau du Gramophone Beuglant

Vous avez rêvé de visiter le bureau de la rédaction du Gramophone Beuglant ? En voici la réplique en miniature patiemment réalisée dans nos ateliers !
Rien n’y manque. Que ce soit le bureau du rédac’chef avec sa machine à écrire, sa montre à gousset posée sur un vieux numéro du journal, l’appareil photo ou son parapluie, tout est là.
Les plus perspicaces n’auront pas manqué de remarquer dans la bibliothèque quelques exemplaires des aventures de Jules Verne et un haut de forme négligemment posé sur le haut de l’armoire.

jeudi 26 mars 2026

Steampunk : entre Art Nouveau et Arts and Crafts

Le steampunk n’est pas que machine, rouage et vapeur. Il s’inscrit dans une époque où l’art foisonne. En cette fin de XIX° siècle aussi nommée « La Belle Epoque », deux courants dominent : l’Art Nouveau et l’Arts and Crafts.

Ces deux styles s’opposent philosophiquement, l’Art Nouveau se concentrant sur l’élimination des barrières entre les beaux-arts et le design, alors que l’Arts and Crafts est une réaction à l’industrialisation et à la production de masse. Il renvoie directement au mot « punk » et exprime le refus d’une industrialisation de masse lisse et invisible.

Mais ils sont assez proches en terme d'esthétique et se caractérisent par des lignes courbes directement inspirées de la nature. Ce sont des styles essentiellement décoratifs qui vont toucher tous les arts plastiques : peinture, sculpture, architecture, arts graphiques et arts décoratifs. Certaines bouches d’accès au métro parisien réalisées par l’architecte Hector Guimard en sont un exemple encore présent dans notre quotidien.
Entrée du métro parisien réalisée par Hector Guimard
Quels sont les emprunts du steampunk à ces deux courants ?

Le steampunk emprunte sa philosophie au mouvement Arts and Crafts pour lequel il est important de mettre en avant l’artisanat et les techniques anciennes. On pourrait le traduire par le DIY (Do It Yourself – Fais-le toi-même) du steampunk où le vaporiste va privilégier la création de ses costumes et de ses accessoires (quitte à (re)découvrir certaines techniques anciennes comme la couture, la broderie, le travail du cuir, du métal, etc.) par rapport à l’achat d’objets manufacturés et industriels.

Pour les artistes se réclamant du courant Arts and Crafts, le bonheur réside dans l'artisanat, un ouvrier ne pouvant s'épanouir et être fier de son ouvrage que s'il participe à chaque étape de sa réalisation et de sa fabrication.
Le steampunk va emprunter le foisonnement (much is beautiful – plus il y en a, mieux c’est) au style Art Nouveau : foisonnement de cadrans, de tuyaux, de manettes et autres artefacts pseudo technologiques. Il lui emprunte aussi le travail du métal et la féminité au travers des affiches directement inspirées des tableaux du peintre Alphonse Mucha.
Le mouvement « Art Déco » né en 1900, avec ses formes droites, géométriques, symétriques et épurées influencera aussi à la marge le style steampunk.

vendredi 20 mars 2026

Immersion dans l'espace du Gramophone Beuglant au festival Yggdrasil 2026

Plongez ou replongez vous dans l'univers du stand du Gramophone Beuglant lors du dernier festival Yggdrasil 2026 !


jeudi 12 mars 2026

Retour sur le festival Yggdrasil 2026

Cette année, l’espace steampunk du festival Yggdrasil avait des airs de salon des inventions et des technologies. L’âme des frères Lumière hantait les lieux avec la reconstitution de la première séance publique de cinématographe qui eut lieu le 28 décembre 1895 à Paris.
Ce fut l’occasion de découvrir ou redécouvrir les 10 premiers films de l’histoire du cinématographe. Pour accompagner cette séance, le Gramophone Beuglant et les Nicnopistes présentèrent les inventions ayant abouti à la création du cinématographe par les frères Lumière : lanterne magique, jouets optiques et autres, sans oublier quelques quizz consacrés aux frères Lumière ou à l’invention du cinéma.
Reconstitution de la première séance publique payante de cinématographe
Non loin de là, et parce que le cinéma deviendra sonore, Amandine et Bastien avaient apporté quelques magnifiques spécimens de phonographe à cylindre et de phaunotographe pour vous offrir la joie d’enregistrer, puis de réécouter votre voix.
Amandine et Bastien devant leurs incroyables machines
La frise chronologique du cinéma (première partie)
La frise chronologique du cinéma (seconde partie)
La frise chronologique du cinéma (troisième partie)
Metteur en scène en action

vendredi 27 février 2026

Yggdrasil 2026

 
Retrouvez la rédaction du Gramophone Beuglant au sein de la cité d'Horologium du festival Yggdrasil qui se tiendra le week-end prochain à Eurexpo (Lyon) pour vous faire découvrir l'invention du cinématographe en 1895.

Au plaisir de vous y retrouver !

Edgar Quinet : visionnaire steampunk !

Connaissez-vous Edgar Quinet ?
 
Les Parisiens répondront qu’il s’agit d’une station de métro. Les provinciaux connaîtront une école ou une rue portant son nom. Mais savez-vous réellement qui a été cet homme ?
 
Edgar Quinet est un historien, poète, philosophe et homme politique français du XIXe siècle. Il est, entre autre, l’auteur d’une célèbre dictée qu’ont connue des générations d’écoliers et qui s’inscrit de manière admirable dans l’esprit steampunk.
Edgar Quinet
Visionnaire, il y explique que le progrès induit par la révolution industrielle n’aura pas que des effets bénéfiques et qu’il ne doit pas remplacer l’homme. Il met en garde contre l’utilisation de la machine et des nouvelles technologies à des fins malveillantes.
 
Extrait :
« Vous croyez, vous espérez que ces machines vous dispenseront d’avoir vous-même une valeur propre, qu’elles vous communiqueront celle qu’elles possèdent. Détrompez-vous ! Rien au monde ne peut vous dispenser d’avoir vous-même une âme, une dignité personnelle, le respect de vous-même, un caractère, une conscience, une parole. Tous les rails de fer, toutes les chaudières à haute pression ne peuvent vous acquitter de l’obligation d’avoir vous-même une trempe invisible, ce ressort interne, ce point moral qui résiste, s’il le faut, au poids de l’univers et constitue l’être humain, ni le fer, ni le bois, ni la tôle ne vous prêteront leurs vertus. Il faut absolument que vous ayez les vôtres, celles qui caractérisent la nature humaine. Aucune machine ne vous exemptera d’être homme. […] Plus ce progrès se développe, et avec eux les pouvoirs, plus les hommes devront être vigilants à ce que ces pouvoirs ne soient pas tournés contre eux par des personnes inciviques ou malveillantes ».
 
A l’heure où la machine est omniprésente dans la vie des humains, les assistant dans toutes leurs tâches du quotidiens (et même plus), à l’heure où les robots envahissent les usines et s’immiscent dans nos maisons, à l’heure ou l’intelligence artificielle envahit tout l’espace numérique relisez ce texte en remplaçant le mot « rail » par « Internet », « progrès » par « digital » et « machine » par « IA » et vous découvrirez l’exceptionnelle modernité de ce texte.

jeudi 19 février 2026

La machine à remonter le temps

Depuis de nombreuses années, Gustave Boileau a la secrète ambition de voyager dans le temps et plus précisément de pouvoir remonter le temps.  Il souhaite ainsi pouvoir revivre certains évènements marquants et se confronter aux paradoxes temporels.
 
C’est donc dans ce but que les ateliers du Gramophone Beuglant travaillent depuis plusieurs années sur une machine à remonter le temps. Et c’est avec fierté qu’ils ont pu proposer au rédacteur en chef du journal ce premier prototype.
Il s’agit d’une avancée majeure pour la science et l’histoire même si cet appareil ne répond pas encore au cahier des charges de Gustave Boileau. En effet, la commande du rédacteur en chef serait de pouvoir se transporter à un moment donné dans le temps et d'en revenir.
 
Or, cette machine ne permet, à ce jour, que d’inverser la course du temps. Une fois la machine mise en route, les personnes situées dans son environnement immédiat voient la course du temps inversée. Au lieu de d’avancer dans le temps d’une seconde toutes les secondes comme le commun des mortels, elles retournent dans le passé à la vitesse d’une seconde par seconde. Par exemple, pour revivre un événement s’étant déroulé un an auparavant il faut donc attendre un an.
Ci-dessus la preuve en images.
 
A ce moment, les personnes en contact avec la machine vivent l’année N-1 alors que les personnes extérieures vivent l’année N+1. Au bout d’un an le décalage est donc de deux ans.
 
Il n’est donc pas possible de revivre un évènement s’étant déroulé un siècle plus tôt, car il faudrait dans ce cas attendre un siècle pour que la machine y arrive. La vie d’un homme n’y suffirait pas.
Mais fort de cette prouesse d’avoir pu inverser la course du temps, les techniciens et ingénieurs des ateliers du Gramophone Beuglant ont bon espoir de pouvoir accélérer ce processus et ainsi d’arriver à se projeter dans le passé beaucoup plus rapidement, répondant ainsi à la première commande de Gustave Boileau. Restera à résoudre la seconde demande, et non la moindre : comment accélérer le temps dans le futur pour revenir à la date de départ !
 
Les personnes intéressées trouveront ci-dessous le plan de cette machine.

vendredi 13 février 2026

Métropolis : une ville en 2026 !

Paru en 1926, le roman « Metropolis » de Théa Von Harbou  qui a servi de base au scénario du film éponyme a 100 ans ! En 1926, il imaginait une métropole en 2026.
Au-delà des voitures volantes - dont on voit les prémices au travers des drones et des taxis volants en cours d’expérimentation - et des gratte-ciel présents dans nos métropoles, le roman et le film étaient-ils, d’un point de vue sociétal, prophétiques ou visionnaires ?
Pour mémoire, voici la description de la ville de Metropolis : Dans le futur, de riches industriels et des magnats des affaires et leurs meilleurs employés règnent sur la ville de Metropolis depuis des gratte-ciel colossaux. Cité État totalitaire capitaliste et patriarcale, Metropolis y abrite une société techno dépendante où les travailleurs sont affectés à des tâches répétitives et déshumanisantes, asservis à des machines qui font figure de nouveaux dieux impies.

Il faut reconnaître que certains aspects de Metropolis sont plus que jamais d’actualité, le fossé séparant les plus riches des plus pauvres n’ayant, par exemple, pas cessé de se creuser.
Le robot humanoïde « Maria » créé par l’homme, un des premiers du genre dans la science-fiction, n’a, lui non plus, plus rien d’imaginaire. Il préfigure les robots actuels et l’Intelligence Artificielle dans ce qu’elle a de plus dangereux.

Metropolis y abrite une société techno-dépendante où les travailleurs sont affectés à des tâches répétitives et déshumanisantes, asservis à des machines qui font figure de nouveaux dieux impies.  La machine déifiée résonne fortement avec nos sociétés contemporaines. À l’ère de l’IA, nouvelle industrie accusée d’exploiter la misère humaine, Metropolis interroge notre foi en la technologie : met-elle en danger notre humanité?
2026, l'occasion de revoir ce film, le seul film enregistré par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité.