Paru en 1926, le roman « Metropolis » de Théa
Von Harbou qui a servi de base au scénario du film éponyme a 100
ans ! En 1926, il imaginait une métropole en 2026.Au-delà des voitures volantes - dont on voit les prémices
au travers des drones et des taxis volants en cours d’expérimentation - et des
gratte-ciel présents dans nos métropoles, le roman et le film étaient-ils,
d’un point de vue sociétal, prophétiques ou visionnaires ?
Pour mémoire, voici la description de la ville de
Metropolis : Dans le futur, de riches industriels et des magnats des
affaires et leurs meilleurs employés règnent sur la ville de Metropolis depuis
des gratte-ciel colossaux. Cité État totalitaire capitaliste et
patriarcale, Metropolis y abrite une société techno dépendante où les
travailleurs sont affectés à des tâches répétitives et déshumanisantes,
asservis à des machines qui font figure de nouveaux dieux impies.
Il faut reconnaître que certains aspects
de Metropolis sont plus que jamais d’actualité, le fossé séparant les
plus riches des plus pauvres n’ayant, par exemple, pas cessé de se
creuser.
Le robot humanoïde « Maria » créé par l’homme,
un des premiers du genre dans la science-fiction, n’a, lui non plus, plus rien
d’imaginaire. Il préfigure les robots actuels et l’Intelligence Artificielle
dans ce qu’elle a de plus dangereux.
Metropolis y abrite une société techno-dépendante où
les travailleurs sont affectés à des tâches répétitives et déshumanisantes,
asservis à des machines qui font figure de nouveaux dieux impies. La machine déifiée résonne fortement avec nos
sociétés contemporaines. À l’ère de l’IA, nouvelle industrie accusée
d’exploiter la misère humaine, Metropolis interroge notre foi en la
technologie : met-elle en danger notre humanité ?
2026, l'occasion de revoir ce film, le seul film enregistré par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité.




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire