mercredi 21 mars 2018

L’atelier Steampunk


S’il existe de nombreux romans et de nombreuses bandes dessinées baignant dans l’univers vaporiste, les ouvrages traitant du courant Steampunk sont beaucoup plus rares. Et lorsque cet ouvrage s’autoproclame « le guide de référence incontournable – Les DIY secrets expliqués pas à pas » votre serviteur ne pouvait qu’en faire l’acquisition.

Le premier contact est positif. De plus de 164 pages, l’ouvrage est assez grand (21x27cm) et possède une très riche iconographie. Nous aurions préféré des pages reliées plutôt que brochées qui risquent, à l’usage, de se décoller. On notera sur la couverture la mention « Volume 1 » laissant penser que si le succès est au rendez-vous, il y en aura d’autres.
La première moitié de l’ouvrage est composée de photos d’œuvres Steampunk en tout genre : bijoux, œuvres d’art, objets du quotidien, etc. Les costumes sont très peu présents.
La seconde moitié de ce livre est découpée en deux sections. La première intitulée « fabriquer des créations Steampunk » propose une dizaine de tutoriels allant du teintage du cuivre à la réalisation de gants en laçage de corset. Attention, ces tutoriels ne sont pas destinés à des débutants mais à des amateurs avertis de chacun des domaines abordés (traitement du cuir, du métal, etc.).
Enfin le dernier chapitre aborde, là aussi sous forme de tutoriels, la création d’une douzaine de décorations Steampunk, allant du clavier Steampunk à la reliure de livre. Tout comme ceux de la précédente section, ces tutoriels s’adressent à des bricoleurs avertis.
Le livre s’achève par une courte histoire du Steampunk et par la liste des œuvres présentées dans l’ouvrage.

En le refermant, on reste perplexe en se demandant à qui il s’adresse. La complexité des tutoriels proposés et les connaissances techniques qu’ils requièrent ne le destine pas aux lecteurs souhaitant découvrir le courant Steampunk. Les vaporistes chevronnés n’auront, quant à eux, que peu d’intérêt pour les œuvres Steampunk qu’ils n’auront pas manqué d’avoir déjà vues sur Internet (ou des œuvres similaires).

Un ouvrage hybride qui risque de rater sa cible. Il n’en reste pas moins, pour son abondante iconographie, une source d’inspiration pour le vaporiste amateur en manque d’idées…

L’atelier Steampunk – Réalisé par Steampunk Oriental Laboratory (Editions Marabout – 18€)

vendredi 16 mars 2018

La montre Tesla


Tout vaporiste qui se respecte doit être à l’heure et à l’heure de son temps.

Pour cela, à la place de la traditionnelle montre à gousset, apanage des classes bourgeoises ou des nouveaux dandys, le vaporiste amateur de sciences se devra de porter la montre d’un certain Monsieur Tesla.
Du nom de ce génial et charismatique inventeur du XIX° siècle surnommé « l’homme qui a éclairé le monde » ou bien encore « l’homme qui a inventé le XX° siècle », voici LA montre Steampunk par excellence. Dotée d’un design exceptionnel, elle arbore un grand cadran pour les heures et les minutes et un plus petit pour les secondes. Sur le dessus, deux magnifiques lampes à vide s’allument à l’aide d’un interrupteur dans le plus pur esprit Steampunk.
Fonctionnant à pile, elle se met à l’heure grâce à une clé retro qui se loge ensuite dans le bracelet en cuir. Enfin, elle est vendue dans une boîte métallique du plus bel effet.
La montre que tout vaporiste digne de ce nom se doit de posséder ! 

jeudi 8 mars 2018

Carnets de collection



Les musées d’histoire naturelle sont les dignes héritiers des cabinets de curiosités qui se développèrent en Europe du XVII° au XIX° siècle.

Après l’exposition « Dans la chambre des merveilles » illustrant la naissance de l’esprit scientifique dans les cabinets de curiosités du XVII° siècle, le musée des Confluences à Lyon poursuit cette histoire en nous ouvrant la porte (d’une toute petite partie !) de ses réserves.

Au travers d’un parcours où vous découvrirez des échantillons de diverses collections (minéraux, insectes, animaux, objets rituels, etc.), l’exposition Carnets de collection nous invite à revivre la quête de ces explorateurs du XIX° siècle qui parcouraient le globe à la recherche d’objets témoins du monde de l’époque.

Une exposition qui risque de vous donner l’envie de créer votre cabinet de curiosité ou d’enrichir le vôtre…
Petit matériel de l'entomologiste
Boite de bocaux à spécimens
 Vue d'ensemble d'une des salles de l'exposition
Carnets de collections - Musée des Confluences (Lyon)
Jusqu'au 2 septembre 2018

mercredi 14 février 2018

Le marégraphe de Marseille


Si vos pas ornés de guêtres vous emmènent un jour à Marseille, nous vous conseillons de rendre visite au marégraphe. Pour les béotiens, nous rappellerons qu’un marégraphe est un appareil d’enregistrement du niveau de la mer. Par extension, c’est aussi le nom que l’on donne au bâtiment qui abrite cet instrument.
Pourquoi s’intéresser ici à cet appareil ? Tout simplement car celui-ci est un appareil unique au monde fabriqué à Hambourg en 1884 par la maison Dennert et Pape et installé depuis cette date dans le bâtiment édifié pour lui en 1883 sur la toute nouvelle corniche, une des plus élégantes promenades de la cité phocéenne.
Malgré son grand âge, le marégraphe de Marseille est toujours en état de marche et voilà plus d’un siècle qu’il produit des données marégraphiques. Il faut dire que lors de sa création, le marégraphe a été édifié pour durer. Il suffit pour cela d’apprécier le volume de l’édifice (comprenant le local technique et une maison d’habitation pour le gardien) et la qualité de la construction pour s’en rendre compte. Mû par une horloge extrêmement précise, cet appareil est composé de nombreuses pièces et rouages en cuivre, et est protégé par un écrin de verre et de bois.
Il s’agit d’un marégraphe à flotteur. Le flotteur situé à la surface de l’eau au fond d’un puits suit les variations de hauteur de la mer. Ses mouvements verticaux sont ensuite transmis à une poulie par l’intermédiaire d’un câble métallique tendu par un contrepoids, puis par un système de rouages et de pignons, à une pointe qui se déplace sur un papier enroulé sur un cylindre mû par une horloge. On obtient ainsi une courbe traduisant les variations de hauteur du flotteur et donc du niveau de la mer.
Une occasion rare d’admirer un magnifique appareil d’époque Victorienne constitué de rouages en cuivre toujours en fonction et classé monument historique en 2002 !
Attention, les visites s’effectuent uniquement sur réservation faites auprès de l’Office de Tourisme de Marseille (info@ marseille-tourisme.fr) ou auprès de l’IGN (alain.coulomb@ign.fr)

mercredi 7 février 2018

La canne

Dès l’antiquité, la canne est l’apanage des patriciens et des hauts gradés romains. Son usage nobiliaire se perdra au cours du Moyen-Age. Elle réapparait à la Renaissance, notamment à la cour de Louis XIV où elle devient un signe distinctif de la noblesse.

Mais il faudra attendre le XIX° siècle pour qu’elle se démocratise. Elle devient alors un accessoire très prisé de la bourgeoisie. Pas question pour un homme de sortir sans canne. Porter une canne est un art qui ne s’apprend pas. Suivant la manière dont vous la tiendrez, vous passerez pour un parvenu ou pour un homme élégant. Le port de la canne en dit donc long sur les manières de celui qui la tient ou même sur son humeur du jour.
Les cannes de cette époque sont en bois et ornées de pommeaux de toute beauté. Les artisans rivalisent d’adresse et de savoir-faire pour réaliser des pommeaux en argent, ivoire…C’est l’apogée de la production et du port de cannes tant en France qu’en Europe.

A cette époque, la canne n’est cependant pas qu’un accessoire de mode. Outre le fait qu’elle facilite un port droit, il n’est pas rare que son propriétaire s’en serve pour se défendre. Les rues de Paris ou de Londres ne sont pas aussi sûres qu’aujourd’hui et l’on peut faire de mauvaises rencontres au détour d’une rue sombre. Le port de l’épée étant interdit, on se sert alors de sa canne pour se battre.

Cette pratique deviendra même un art martial typiquement français appelé canne française, canne royale ou canne de combat.

Tout vaporiste se doit de posséder une canne. Vous pouvez en faire l’acquisition dans une boutique ou bien réaliser la vôtre. C’est assez facile pour un modèle basique et peu couteux.
Pour réaliser le modèle ci-dessus, il faut vous procurer les fournitures suivantes.
Commencez par couper la longueur de tube nécessaire à votre taille (environ 1m), Prendre un tourillon dont le diamètre doit être identique au diamètre intérieur du tube de cuivre. Percer un trou de part en part du tourillon afin d’y fixer le bouton de porte. Nous avons choisi un modèle de bouton à motif horloge dans l’esprit Steampunk. Introduire le tourillon supportant le bouton à l’intérieur du tube de cuivre (le coller si nécessaire).
A l’autre extrémité fixer l’embout de chaise. Celui-ci vous permettra de ne pas abimer l’extrémité du tube et inversement de ne pas endommager la surface sur laquelle vous poserez votre canne (surtout si c’est du parquet).
Il ne vous reste plus qu’à découper un rectangle de cuir et à le fixer sous le pommeau à l’aide du lacet. Ce dernier passera dans des trous pratiqués dans le cuir ou mieux, dans des œillets.
Voici une canne du plus bel effet qui vous donnera la fière allure d’un dandy victorien.

vendredi 2 février 2018

La locomotive Mechanical Gears

Les amateurs de technologie et de belle mécanique de cette fin de XIX° siècle ne pourront pas se priver de faire l’acquisition de cette maquette d’une authentique locomotive à vapeur d’époque.


Sans outils dispendieux ni colle salissante, vous devrez assembler les 349 pièces de bois (contreplaqué de tilleul) avant de pouvoir la faire rouler. Inclus dans la boîte, du papier de verre pour ébarber les pièces et de la cire pour garantir la fluidité de la transmission des mouvements.


Incluant un système de ressort ainsi qu’un ingénieux mécanisme composé de très nombreux rouages, elle se remonte à l’aide d’une clé et s’élance tout en faisant tourner sa cheminée !


Les plus perfectionnistes pourront même la peindre pour obtenir un modèle personnalisé au détriment cependant du magnifique aspect bois qu’elle revêt une fois assemblée.


A noter que certaines pièces extérieures sont sérigraphiées pour augmenter le réalisme. Certaines petites pièces sont en double ce qui peut s’avérer être d’un grand secours car elles sont assez fragiles. Attention à la notice de montage qui n’est pas très explicite en ce qui concerne le montage du ressort.





Avec ses rouages, représentant une machine à vapeur, d’époque Victorienne et à construire soi-même, elle représente le cadeau parfait de tout vaporiste !

dimanche 28 janvier 2018

Gildas Blueford

Voici ce que relatait le Victorian Times dans son édition du samedi 16 mars 1895

Gildas Blueford encore attaqué

"L’éminent alchimiste Gildas Buelford, notamment connu pour avoir inventé l’huile à graisser universelle a été attaqué une fois de plus dans sa propriété. Les malfrats cherchaient à s’emparer de la formule du sérum de jouvence que M. Blueford a mis au point à partir de l’encre de pieuvre. Il rassure néanmoins les habitants en assurant que cette formule est toujours en sécurité. Il ne doit son salut qu’à son extrême réactivité et au fait que, désormais, il ne sépare jamais de son arme. « Ceux qui veulent s’emparer de mes travaux ne savent pas à qui ils ont affaire » a-t-il déclaré à notre journaliste. Espérons simplement que ce genre d’évènement ne se reproduira plus."

Cet alchimiste, répondant au nom de Gildas Blueford est aussi, mais surtout, un brillant inventeur autodidacte. On lui doit d’ores et déjà de nombreuses découvertes et inventions destinées à faire progresser la science ou améliorer la vie de ses contemporains. Sa dernière invention est un échantillonneur à amplification stimulée par injection gaz chaud, mais nous aurons l’occasion de vous en reparler dans ces colonnes.

Rappelons qu’il fut aussi le concepteur et surtout utilisateur du Photomagix.

 La une du Victorian Time du 16 mars 1895