Le steampunk vous intrigue ? Le steampunk vous
séduit ? Mais vous ne savez pas comment débuter. Le Gramophone Beuglant et les Nicnopistes au micro de Pop
Anjou Corner vous expliquent tout lors du dernier Hashtag Festival de Bourg-en-Bresse !
jeudi 29 janvier 2026
jeudi 22 janvier 2026
Les câbles transatlantiques
Connaissez-vous M. Cyrus Field ? Non ?
Pourtant, nous utilisons chaque jour l’œuvre de sa vie
qui a révolutionné cette fin de XIX° siècle. Ce riche entrepreneur anglais a
fait fortune dans l’industrie du papier grâce à la machine à vapeur. Mais c’est
grâce un projet fou pour l’époque que nous lui devons nos moyens de
communication modernes.
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| Portrait de M. Cyrus W. Field |
Hormis le télégraphe Chappe, jusqu’à l’époque
Victorienne, le courrier remis en main propre est la norme et l’échange d’information
se fait toujours de manière physique.
En 1837 Samuel Morse invente le code de points et traits
qui porte son nom. À l’origine, il ne permet de transmettre que des chiffres.
Alfred Weil, son associé, y ajoute les lettres et la ponctuation. Les lettres les
plus utilisées ont les dessins les plus simples. Ce procédé permet, dès 1844, de
transmettre le premier message de Washington à Baltimore. Des réseaux de câbles
vont alors se développer aux Etats-Unis puis en Europe. Ils vont être principalement
utilisés pour le commerce et la politique, annonçant notre société hyper
connectée. Mais ces câbles ne sont tirés que sur la terre ferme.
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| Appareil de transmission Morse |
Paul Julius Reuter s’intéresse à ce moyen de transmission
et crée une société de câbles sous-marin pour transmettre les cours de la
bourse de Londres au continent, car c’est la rapidité de transmission qui donne
de la valeur à une information.
Cyrus Fields a la même intuition. Il imagine lui aussi un
câble sous-marin mais reliant l’Amérique à l’Europe. Les scientifiques pensent
que l’on ne pourra pas propulser de l’électricité sur une telle distance, que
l’on ne pourra pas dérouler une telle distance de câble et surtout qu’un câble
en cuivre va diffuser l’électricité dans l’eau. Enfin, les fonds marins sont
encore inconnus à cette époque.
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| Le tracé du câble entre Valentia et Terre Neuve |
Hormis les gouvernements intéressés de pouvoir
communiquer rapidement avec leurs colonies, peu de gens croient en ce projet
fou. Pour le réaliser, en 1856, Cyrus Field s’entoure d’une équipe d’ingénieurs dont William Thomson (le futur Lord Kelvin, celui du zéro absolu qui donnera
son nom à une échelle de température), Samuel Morse et John
Brend, collectionneur d’art. Deux personnes viennent à la rescousse :
Faraday, qui découvre que l’on peut isoler le câble en le recouvrant de gomme
végétale (gutta perca), et Henry Bewley qui met à disposition sa machine à
isolation thermo plastique en étirant le latex. Le câble est isolé. L’aventure
peut commencer !
Le 4 aout 1857 la compagnie du télégraphe atlantique
démarre son ambitieux projet. Deux navires, l’un anglais, le HMS Agamemnon et l’autre
américain, l’USS Niagara, embarquent chacun la moitié du câble car il n’existe
à l’époque pas de navire possédant la capacité de transporter la totalité du
câble. L’Agamemnon déroulera la première moitié du câble, puis ce sera à l’USS
Niagara de poser la seconde moitié. Mais le câble se rompt au bout de quelques
mètres, obligeant à reporter le départ de 24h. Une deuxième tentative se solde à
nouveau par un échec au bout de 480 km. Le câble n’est pas adapté.
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| Le câble transatlantique |
Après réparation, les deux navires recommencent leur
mission. Mais à plusieurs reprises, le câble se rompt. Fields est au bord de la
faillite. Il réussit cependant à financer trois nouvelles missions qui verront,
elles aussi, le câble se rompre.
Le 4 août 1858, l’USS Niagara arrive à Terre Neuve.
Quelques heures plus tard, l’Agamemnon arrive à Valentia. L’ancien et le nouveau
monde sont enfin réunis. Le 16 août 1858, la reine d’Angleterre envoie un
message au président américain : 90 mots qui mettront 16 h pour être
transmis. Mais le télégraphe est peu fiable et les opérateurs ont beaucoup de
mal à comprendre les messages. Les informations sont ralenties par la distance
et à l’autre bout, les lettres se chevauchent et les messages sont inaudibles.
On augmente alors la tension du câble électrique à 2000
volts mais le câble grille, irrémédiablement abîmé. Les investisseurs pensent qu’ils ont été arnaqués. Une
commission anglaise auditionne les protagonistes afin de savoir pourquoi le
projet n’a pas fonctionné. Elle conclut à l’amateurisme de l’expérience.
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| Des machines servaient à dérouler le câble télégraphique à bord du Niagara et de l’Agamemnon. |
Fields se retourne alors vers Thomson qui préconise des
câbles de meilleure qualité, plus souples et plus résistants, avec un cuivre
beaucoup plus pur. Thomson invente alors le galvanomètre à miroir qui permet
d’envoyer un signal sur une grande distance avec une faible intensité
électrique. La guerre de Sécession qui fait rage aux États-Unis confirme
la nécessité du télégraphe pour coordonner les armées.
Fields envisage une nouvelle expédition et effectue une
troisième levée de fond, mais les investisseurs sont frileux. Il y parvient néanmoins. L’expédition
utilisera le Great Eastern qui embarquera 10 000 tonnes de câble. Le navire est
beaucoup plus fiable que ses prédécesseurs.
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| The Great Eastenr |
Le 23 juillet 1865 débute la troisième expédition qui
part de Valentia. Le câble se rompt une nouvelle fois mais cette fois-ci, Fields
marque l’emplacement où le câble s’est rompu. Il est confiant car les messages
transmis depuis le navire au travers du câble en cours de pose sont de bonne
qualité. Fields arrive à nouveau à lever des fonds permettant, le 13 juillet
1866 une quatrième tentative qui se solde par une réussite en deux semaines de
pose. Terre neuve est en fête.
Les messages sont alors de bien meilleure qualité. Mais
Fields n’abandonne pas le câble de la troisième mission et il arrive à le repêcher à plus de 2600 m de fond à grand renfort de communication.
Terre Neuve et l’île de Valentia deviennent d’importants
centres de transmission. Peu à peu, on déroule des câbles sous-marins sous les
mers et océans du globe. 20 mots transmis coûtent 20 livres en 1866 soit le
salaire annuel d’un ouvrier. Les informations transmises concernent donc les
courtiers en bourses.
Le monde rétrécit et la vie s’accélère. Bientôt, on pourra
transmettre les nouvelles du monde entier et envoyer des images. Jusqu’en 1900, les seuls messages transmis par télégraphe par le grand public sont les
naissances et les décès. En 2026, 99% des communications passent encore par des
câbles sous-marins !
vendredi 16 janvier 2026
Les bracelets de montres à gousset
La montre bracelet n’ayant été inventée qu’en 1907 par
l’horloger parisien Jaeger, en cette fin de XIX° siècle, la montre à gousset est
donc la seule possibilité offerte pour avoir l’heure en permanence sur soi.
C’est donc pour cela que la montre gousset fait partie intégrante du costume du
vaporiste.
Mais comment porter votre montre à gousset au quotidien
si vous ne portez pas de gilet ? La première solution est d’attacher l'anneau de la
giletière à la boutonnière de votre veste et de glisser la montre dans la poche
de celle-ci. Et si vous ne portez ni gilet, ni veste au
quotidien ?
Sachez que depuis le début du XX° siècle existent des
supports de montre à gousset permettant de porter ces dernières au poignet. Les
premiers modèles sont de véritables bijoux, bien souvent en métal précieux. Ils
sont composés d’un bracelet en métal et d’un support à griffes permettant d’y
insérer la montre à gousset. Posséder une montre à gousset à cette époque est
un luxe et il n’est donc pas surprenant que le support soit lui aussi un objet
de prix. On trouve encore ce type d’objet d’époque à la vente sur des sites
spécialisés ou des sites d’enchères mais il faut y mettre le prix (souvent plus
de 1 000 euros !).
Fort heureusement, si vous ne souhaitez pas mettre ce
prix, des artisans contemporains ont repris ce principe et proposent des
modèles en cuir de belle facture pour des prix beaucoup plus raisonnables.
Le principe est similaire aux bracelets du début du XX°
siècle. Un bracelet en cuir encadre un support métallique à griffe sur lequel vient s’insérer la montre à gousset. Il est alors même possible, comme sur
une montre classique, de changer le bracelet.
D’autres modèles existent comprenant une coque en cuir
dans laquelle vient se glisser la montre à gousset. Mais ces derniers modèles
ne sont pas adaptés à toutes les tailles de montres à gousset : trop
grosse, elle ne rentrera pas ou trop petite elle risque de s’en échapper.
Vous n’avez donc plus aucune excuse pour ne pas porter
une montre à gousset au quotidien et ainsi afficher votre côté vaporiste.
jeudi 8 janvier 2026
Le T.E.S.L.A.
Note liminaire : toute ressemblance avec une marque de voiture ne serait que
pure coïncidence, la dénomination de cet appareil faisant volontairement et exclusivement référence à un génie du début du XX° siècle et non à un vulgaire
vendeur de voitures.
Le Transmetteur Électroacoustique à Syntonisation Liquide Achronique (ou T.E.S.L.A. pour les initiés) est un appareil de communication
portable dont le rédacteur en chef du Gramophone Beuglant ne se sépare jamais lorsqu’il est en voyage. Il lui permet d’émettre et de recevoir des messages
via les antennes de Nikola Tesla disséminées à travers le monde. Ces antennes fonctionnent sur le principe de la résonance magnétique, la Terre étant l’une des plaques d’un condensateur, l’ionosphère constituant l’autre plaque.
Le module central contenant une bobine Tesla supporte d’un côté la batterie rechargeable et de l’autre le combiné de communication.
vendredi 2 janvier 2026
Meilleurs voeux !
Une nouvelle année débute, l'occasion de vous présenter tous nos vœux pour 2026 et de modifier légèrement la ligne éditoriale du blog avec désormais chaque mois une création de l'atelier du Gramophone Beuglant, des conseils sur le Cosplay sans oublier l'histoire victorienne et les festivals.
Le Gramophone Beuglant, l'actualité Steampunk à toute vapeur !
dimanche 14 décembre 2025
vendredi 5 décembre 2025
Des cabinets de curiosités au Freak show
Aussi loin que nous puissions remonter dans le temps,
l’Homme à toujours été fasciné par ce qu’il ne peut pas expliquer.
Cet attrait pour l’étrange et l’inconnu est très prégnant
en cette fin de XIX° siècle. Cela se caractérise par une attirance pour les
célèbres cabinets de curiosités rassemblant de nombreux artefact inconnus,
réels ou parfois créés pour l’occasion. L’attrait
pour les maisons hantées et les créatures fantastiques réelles ou imaginaires
est très marqué. Rappelons que le roman « Frankenstein ou le Prométhée
moderne » est publié pour la première fois en 1818 et « Dracula » en
1897.
Le spiritisme prend lui aussi son essor à cette époque
avec l’intérêt du monde scientifique pour les tables tournantes, les ouija ou
l’écriture automatique. Le terme de spiritisme est d’ailleurs inventé en 1857
par Hyppolite Léon Denizard Rivail dans son ouvrage « Le livre des
esprits ».
C’est dans cette atmosphère qu’à la fin du XIX° vont se
développer les attractions foraines. Pour quelques sous, le public est invité à pénétrer sous une tente où lui est présenté un personnage avec une particularité physique
hors norme : la femme à barbe, les sœurs siamoises, l’homme le plus fort
du monde, le plus petit, etc. Ce peut aussi être des personnes qui font des
choses inhabituelles comme avaler des sabres ou se contorsionner à l’extrême.
Mais il peut aussi lui être présenté des phénomènes anormaux
dus à des erreurs de la nature et souvent des tours de magie comme la femme
sans corps ou des canulars comme par exemple la célèbre sirène de P.T. Barnum.
Car s’il existe un homme qui a bien perçu cet attrait du
public pour l’étrange, c’est bien P.T. Barnum aux Etats-Unis. Mais c’est
surtout grâce à son talent de communicant qu’il va transformer les baraques de
foire en un spectacle à part entière, en ouvrant en 1841 le
« Barnum’s American Museum » qui deviendra le musée le plus fréquenté
des Etats-Unis.
C’est l’arrivée du cinéma au début du XX° siècle qui, en
tant que nouveau divertissement, annoncera le déclin de ces attractions
foraines. En expliquant certains phénomènes, la science accélérera ce déclin
tout comme la prise de conscience par le public de l’exploitation de ces
personnes par les promoteurs de spectacle.
jeudi 27 novembre 2025
La marque "Jules Verne" fait-elle vendre ?
Stellantis, qui vient de commercialiser une gamme
automobile sous le nom « Jules Verne », déclare sur son site Internet : « Visionnaire et passionné d'exploration, Jules Verne plaçait le
voyage, l'aventure et l'innovation technologique au cœur de son œuvre. Il y
associait un goût marqué pour le style, le raffinement et l'élégance, témoins
de l'âme de la France du 19e siècle ».
Il suffit de faire une rapide recherche sur Internet pour
découvrir que Jules Verne est utilisé comme argument de vente par de nombreuses
sociétés :
- Une gamme de voiture DS (Stallantis) donc, mais aussi :
- Le restaurant de la tour Eiffel,- Une course à la voile (trophée Jules Verne),
- Une attraction de parc à thème Disney,
- De nombreux objets d’écriture, des plus luxueux
(Mont Blanc) aux moins chers (gamme Bic) en passant par Waterman,
- Des pièces de monnaie (monnaie de Paris),
- Des timbres,
On peut ajouter à cela des rues, des écoles, des hôtels, des
bateaux, un avion, un train et même un engin spatial européen (ATV Jules
Verne de l’agence spatiale européenne) !
Même de son vivant, une plume portait déjà son nom.
Hetzel, éditeur des romans de Jules Verne, avait déjà compris qu’il pouvait
tirer parti financièrement du nom de son auteur en vendant les premiers
produits dérivés tels que jeu de l’oie, puzzles, etc.
À quoi tient ce succès encore aujourd’hui ?
Tout d’abord au génie de l’auteur et de son éditeur qui
font que Jules Verne est le deuxième auteur le plus traduit au monde derrière
Agatha Christie. Ensuite, par le fait que ses œuvres continuent d’être publiées
même en 2025 et qu’elles s’adressent à un public transgénérationnel. Les
parents ayant lu les voyages extraordinaires dans leur jeunesse les font
découvrir à leurs enfants.
Même situées à la fin du XIX° siècle, les œuvres de
Jules Verne sont criantes de modernisme, ce qui leur permet d’être encore adaptées à l’écran (Nautilus sur Disney Chanel en 2025). Le nom de Jules Verne n’est pas
tombé dans l’oubli, et est devenu une icône synonyme d’aventure, de découverte,
d’exploration, d’innovation technologique et de risque.
jeudi 20 novembre 2025
Le film de l'Etrange Noël des Sorciers
Un dernier regard en arrière avec le film de L’Étrange Noël des Sorciers par le Gramophone Beuglant.
jeudi 13 novembre 2025
L’album photos de l’Etrange Noël des Sorciers
Asseyez-vous confortablement, un chocolat chaud à portée
de main, et venez feuilleter avec nous l’album photo de l’Étrange Noël des
Sorciers 2025.
| Halloween n'est pas très loin |
| Des rencontres avec des personnages extraordinaires |
| L'experte en calligraphie approximative ! |
| Il n'y a qu'à l’Étrange Noël des Sorciers que l'on fait ce type de rencontre ! |
| Des boutiques magiques ! |
| Des rencontres inattendues ! |
| L'atelier des balais magiques |
| De jour... |
| ...comme de nuit ! |
jeudi 6 novembre 2025
5eme Hashtag Festival : le film de l’espace steampunk
jeudi 30 octobre 2025
Hashtag Festival 5° édition
La cinquième édition du Hashtag Festival de Bourg-en-Bresse
a refermé ses portes et il est temps de vous faire partager quelques clichés de
l’espace steampunk, animé cette année par le stand des Nicnopistes et par celui du
Gramophone Beuglant.
Une nouvelle opportunité pour l’équipage du Nautilus de faire
partager sa passion du steampunk et d’entraîner le public dans des jeux tout
droit sortis de la cale du sous-marin.
Cette édition fut encore l’occasion de faire de belles
rencontres, de croiser Arthur Hennes, d’illustrer l’article du Progrès de l’Ain (Cf.Le Gramophone dans les médias) mais aussi et surtout de monter sur scène pour y être
interviewé par Pop Anjou Corner afin de parler des origines de la culture
steampunk. Mais nous y reviendrons dans un prochain article.
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| Interview "Anjou Pop Corner" |
| Le très beau stand des Nicnopistes |
| Repos bien mérité pour le scaphandrier ! |
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