mercredi 4 août 2021

Vacances

Suite à la couverture du festival Yggdrasil Summer Market vécue dans des conditions météorologiques hasardeuses, le Rédacteur en Chef a décidé de remercier toute son équipe en lui offrant des vacances (une diseuse de bonne aventure rencontrée sur une fête foraine lui a prédit que ce concept aurait un certain succès au cours du siècle prochain !).

Adélaïde Froufrou, Gildas Blueford et Gustave Boileau vous donnent donc rendez-vous dans quelques semaines pour de nouveaux reportages.



jeudi 29 juillet 2021

Le Gramophone Beuglant hors les murs

Afin de couvrir l’Yggdrasil Summer Market, le Gramophone Beuglant avait, cette fois-ci, délocalisé sa rédaction en pleine nature !
Après avoir solidement amarré leur dirigeable dans le parc de Parilly, ils installèrent leur matériel.
Grace à leur bureau mobile, nos valeureux reporters purent ainsi aller à la rencontre des visiteurs tout en continuant à taper, sur leur Remington dernier modèle, les articles de la prochaine édition de la gazette.
Malgré la pluie, de nombreux visiteurs rendirent visite à cet organe de presse reconnu, avide de potins sur Yggdrasil ou bien plus généralement sur le monde Steampunk.


L’occasion aussi d’immortaliser ces instants par quelques daguerréotypes.



jeudi 22 juillet 2021

Gustave Eiffel, en fer et contre tous

Alors que la vieille dame vient d’ouvrir au public après 260 jours de fermeture en raison de la crise sanitaire et des mesures de confinement, le Gramophone Beuglant vous invite à découvrir le spectacle « Gustave Eiffel, En fer et contre tous ».

Dans ce spectacle d’Alexandre Delimoges, prix du meilleur auteur au festival d’Avignon 2008, découvrez un Gustave Eiffel que vous ne connaissiez peut-être pas.

Rencontrez Gustave Eiffel l’ingénieur visionnaire, l’habile négociateur, l’inventeur du management qui créa l’emblème de la France mais aussi l’homme abattu par les critiques et le scandale de Panama.

Un voyage au travers du XIX° siècle émaillé de nombreux clins d’œil humoristiques qui ravira autant les adultes que les adolescents.

Présent au festival Off d’Avignon au théâtre des 3 Soleils jusqu’au 31 juillet 2021 ou en tournée dans toute la France.

Le livre du spectacle est aussi disponible sur place au théâtre, ou en librairie.





jeudi 15 juillet 2021

Yggdrasil Summer Market : le film

Quelques images animées de l'Yggdrasil Summer Market qui s'est déroulé les 3 et 4 juillet 2021 sur l'hippodrome de Parilly à Bron.

L'entrée de l'Yggdrasil Summer Market




jeudi 8 juillet 2021

Retour sur l'Yggdrasil Summer Market

Le 3 et 4 juillet 2021 s’est déroulé sur l’hippodrome de Parilly à Bron (69) le premier Yggdrasil Summer Market. Une des premières occasions pour les artisans et créateurs de retrouver leur public et pour les troupes de ressortir leurs costumes !

Malgré une météo capricieuse, cet évènement fut un réel succès tant pour les artisans que pour les troupes.

De retour à la Rédaction, l'équipe du Gramophone Beuglant a juste eu le temps de faire développer ces quelques clichés pour vous conter, en images, l'Yggdrasil Summer Market... A suivre !

Le briefing des troupes samedi matin


Mode de déplacement doux !

Le combat du bien et du mal



Gildas Blueford au marché des artisans








jeudi 1 juillet 2021

L'Yggdrasil Summer Market

Le 3 et 4 juillet 2021 se tiendra sur l'hippodrome de Parilly à Bron près de Lyon l'Yggdrasil Summer Market.

L'Yggdrasil Summer Marke,t c'est un marché pour retrouver vos artisans et créateurs favoris et une partie Animation dans le Parc de Parilly pour partir à la rencontre des troupes dont le Gramophone Beuglant ! L'occasion idéale pour (re)sortir vos costumes !



vendredi 18 juin 2021

Retour d'expédition : le bébé Kraken

De retour d’une expédition périlleuse pour le compte du Museum d’Histoire Naturelle de Plakovie trans-orientale, Gildas Blueford nous rapporte un spécimen de bébé Kraken.

Cet individu, originellement destiné à compléter la célèbre collection de cryptozoologie du Museum d’Histoire Naturelle de Plakovie trans-orientale, a finalement rejoint le cabinet de curiosités de l’intrépide explorateur suite à une divergence de vue quant aux droits de découverte de cet animal.


D’après les marins l’ayant côtoyé, le Kraken adulte ne serait pas aussi grand qu’on pourrait le croire. Sir Mac Loren, le célèbre biologiste marin accompagnant Gildas Blueford dans cette mission, qui  laissa son avant-bras en tentant de soustraire ce bébé Kraken à sa mère,  le confirme. Cela prouve aussi s’il était besoin, l’amour maternel des Kraken pour leur descendance.

(Returning from a perilous expedition on behalf of the Museum of Natural History of Trans-Eastern Plakovia, Gildas Blueford brings us a specimen of a baby Kraken.)

vendredi 11 juin 2021

Albert ROBIDA

Si le grand public connaît les romans d’anticipation de Jules Verne, peu de personnes connaissent la trilogie d’anticipation d’Albert Robida qui date pourtant de la même époque et dont les thèmes sont similaires.

Albert Robida (1848-1926), illustrateur, caricaturiste, graveur, journaliste et romancier français, a été, tout comme Jules Verne, l'un des précurseurs de la science-fiction et du merveilleux scientifique.

Dans ses trois romans, « Le vingtième siècle » (1883), « La guerre au vingtième siècle » (1887) et « Le vingtième siècle. La vie électrique » (1891-1892) il décrit la vie dans la seconde moitié du XX° siècle, fort différente de celle de ses lecteurs en 1883 !

Dans le roman « Le vingtième siècle » Albert Robida décrit la vie quotidienne des Parisiens dans les années 1950 et les nombreuses inventions qui ont révolutionné les moyens de communication et les transports.

Parmi les inventions qu’il décrit, citons, entre-autre, le "téléphonoscope" qui préfigure à la fois la télévision et l'Internet. L’appareil permet la visiophonie mais aussi la possibilité de regarder les dernières informations à toute heure du jour et de la nuit ou bien des pièces de théâtre. L’appareil est constitué d’un écran de verre que l’on accroche au mur comme un tableau. Comme aujourd’hui, cet appareil est couramment appelé « télé » !

La société qu’il décrit est aussi une société à l’intérieur de laquelle les femmes sont émancipées et accèdent à tous les postes à responsabilité. Grâce à l'information présente dans chaque foyer, les transports facilités, la vie domestique allégée par l'apparition de la cuisine industrielle, la femme se libère et accède alors aux postes de pouvoir. Les moyens de transport sont constitués d’aéronefs individuels mais aussi d’un train-tube électro-pneumatique qui n’est pas sans rappeler l’hyperloop d’Elon Musk.

Même l’alimentation n’échappe pas aux visions d’Albert Robida qui imagine une usine – la Grande Compagnie d’Alimentation – qui nourrit directement les parisiens à leur domicile via un réseau de conduites similaires aux conduites d’eau potable.

« La guerre au vingtième siècle » se déroule en 1945 (!) alors que la France vient de déclarer la guerre à un pays inconnu. Il y décrit des armes de guerre inédites tels que des blockhaus roulants ou bien des attaques bactériologiques.

Enfin, « Le vingtième siècle. La vie électrique » qui se déroule en 1955 à la fin du roman « Le vingtième siècle » est un éloge à l’électricité qui a permis des progrès dans tous les domaines de la vie quotidienne mais il porte aussi un regard critique sur les effets néfastes engendrés par le progrès et l’industrialisation,  comme par exemple la pollution ou le surmenage des urbains. 

Le lien entre Albert Robida et Jules Verne ne s’arrête pas là. Albert Robida ira même jusqu’à écrire « Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul », un roman parodiant les voyages extraordinaires de Jules Verne, où son héros rencontre un grand nombre de personnages créés par Jules Verne comme le capitaine Némo, Philéas Fogg ou Michel Strogoff.

Des œuvres d'un visionnaire humaniste à redécouvrir !

Albert ROBIDA à l'exposition universelle de 1900

jeudi 3 juin 2021

Le dirigeable du Gramophone Beuglant

Afin d’être plus rapidement sur les lieux de l’actualité Steampunk, les reporters du Gramophone Beuglant avaient besoin d’un moyen de transport moderne, confortable et rapide. Tout droit sorti des ateliers du Gramophone Beuglant, voici les images inédites du premier vol d’essai du dirigeable aux couleurs du journal.




(In order to get to the Steampunk scene more quickly, the reporters at The Gramophone Beuglant needed modern, comfortable and fast transportation. Straight out of the Gramophone Beuglant  workshops, here are the unpublished images of the first test flight of the airship in the colors of the newspaper.)


jeudi 27 mai 2021

La musique en streaming… en 1895

Juste après l’invention du téléphone par Graham Bell et du gramophone par Berliner, et reprenant le succès du Théatrophone, le Gramophone Beuglant invente… la musique en streaming !



jeudi 20 mai 2021

Metropolis : film Steampunk ?

Lors de sa sortie en 1927, le film Metropolis de Fritz Lang était sans contestation possible un film de science-fiction. S’il sortait en salle aujourd’hui, pourrait-on le considérer comme une œuvre Steampunk ? La réponse est clairement positive.


Sur le fond, le film décrit une mégapole dystopique dans laquelle vit une société divisée en une ville haute où vivent dans l’oisiveté les familles dirigeantes, et une ville basse où s’entassent les ouvriers qui font fonctionner la ville. Le cœur de cette ville est une énorme machine à vapeur qui fait tourner l’ensemble des rouages de la cité grâce au travail laborieux des ouvriers de la ville basse qui passent leur temps à surveiller des écrans bardés de manomètres. D’immenses cheminées en recrachent la vapeur, maintenant une pression acceptable (analogie avec la pression des ouvriers).


Sur la forme, l’esthétique du film recèle de nombreux plans que l’on considère aujourd’hui comme des codes du mouvement Steampunk. Tout d’abord la machine à vapeur faite de métal boulonné et crachant ses jets de vapeur. Ensuite, une des séquences les plus connues du film représente un homme qui, pendant toute la durée de son travail, tente de faire correspondre les gigantesques aiguilles d’une horloge sur les lumières qui apparaissent. Quelques plans de rouages ou de véhicules ajoutent à cet esthétique Steampunk, sans oublier l’androïde féminin, icône du film.


Ce film fut un échec critique et commercial à sa sortie (il était à l’époque le film le plus cher jamais réalisé). Il ne sera réhabilité que durant la seconde moitié du XX° siècle en accédant au statut de chef-d'œuvre majeur de l'histoire du septième art et en devenant de nos jours une source d’influence dans la culture populaire. Une œuvre magistrale d’une rare modernité inscrite sur le registre international Mémoire du Monde de l’UNESCO en 2001.


Metropolis de Fritz Lang (1927)

jeudi 13 mai 2021

L'hygiène en 1900

Si le XIX° siècle est synonyme de révolution industrielle, il est aussi, et c’est un peu moins connu, synonyme de révolution en matière d’hygiène publique et personnelle.

Au cours des siècles qui précèdent le XIX°, l’hygiène n’est pas une priorité. Les rues des villes sont jonchées de déchets et les rats pullulent. L’eau est, pense-t-on, vecteur de maladie et on lui préfère une toilette « sèche », parfum et maquillage étant là pour masquer les odeurs.

Le XIX° siècle va voir la démocratisation de la salle de bain et de l’hygiène personnelle, aidée en cela par les progrès technologiques qui permettent d’apporter eau courante et gaz dans les maisons. Le développement des réseaux d’eau dans les grandes villes et en parallèle celui du réseau d’assainissement à la fin du XIX° siècle vont faire de l’eau un bien de consommation courante et un facteur de progrès avec une répercussion directe sur l’hygiène corporelle.

Un fossé va alors se creuser entre l’habitat des villes, doté de l’eau, de l’assainissement et du gaz qui autorise la lumière et le chauffage, et l’habitat rural. Toutefois, la salle de bain restera pendant encore longtemps l’apanage des classes aisées. Les moins aisées se lavent avec une bassine installée dans la cuisine pour profiter d'un peu de chaleur. C’est la bourgeoisie montante qui influence cette nouvelle tendance. C’est aussi à cette époque que nous constatons une transition vers une hygiène individuelle dans un lieu clos. Jusqu’alors, les étuves étaient collectives et Louis XIV faisait ses besoins devant ses courtisans.

La baignoire du XIX° siècle est mobile. On l’installe dans la chambre, souvent près de la cheminée, et la femme de ménage ou les porteurs d’eau la remplissent d’eau chaude, s’éclipsent, puis la vident dans la cour après le bain. Elle ne dispose pas encore de robinets et d’une évacuation.

La révolution industrielle qui autorise désormais la fabrication de savon en très grande quantité grâce à la mise au point de nouveaux procédés de fabrication, va aussi porter cette évolution. C’est la naissance des premières grandes campagnes d’affichage pour le savon.

Les travaux de Louis Pasteur qui démontrent l’existence des microbes proliférant sur un terrain non hygiénique vont aussi favoriser la propreté qui permettrait d’éradiquer certaines maladies. Il met aussi en lumière la nécessité de traiter l’eau avant de la distribuer à la population afin de la rendre potable. Les médecins appuient ce discours hygiéniste auprès de la population.

À la fin du XIX° siècle, la révolution sanitaire est en marche. Les deux dernières épidémies de choléra datent de la première moitié du XIX° siècle et elles deviennent de plus en plus rares. Les mesures d’asepsie se généralisent. La durée de vie augmente tandis que la mortalité infantile est en baisse.

En 1883, Jules Ferry, ministre de l’Instruction publique et promoteur de l’école publique gratuite et obligatoire, supprime la leçon de catéchisme pour lui substituer celle d’hygiène corporelle, qui intègre ainsi très officiellement les programmes scolaires.

Le XIX° siècle remet donc l’eau au centre de l’hygiène, elle qui avait été bannie par l’Église qui voyait en elle un vecteur de maladie en dilatant les pores de la peau, mais aussi de luxure et de plaisir au travers des étuves. Les établissements de « bain douches » se multiplient partout en France à l’initiative des municipalités mais aussi d’entreprises paternalistes soucieuses de mettre à disposition de leurs ouvriers des lieux dédiés à la propreté. Il faut dire qu’en 1850, les français ne prennent en moyenne un bain que tous les deux ans !

À la fin du XIXe siècle, l’hygiène est rentrée dans les mœurs puisque lors de l’exposition universelle de Paris en 1889, elle aura même son propre palais sur l’esplanade des invalides.



jeudi 6 mai 2021

Une tablette de chocolat de 1900 découverte en 2021 !

Une tablette de chocolat datant de 1900 vient d’être retrouvée dans le grenier d’un ancien soldat de l’armée britannique, dans la demeure familiale, à Oxburgh Hall. Le baronnet Henry Edward Patson-Bedinfeld était l'un de ces soldats et la tablette était conservée dans son casque, avec son emballage d’origine.

Cette tablette de chocolat faisait partie des 100 000 pièces commandées par la reine Victoria et offertes aux troupes combattant durant la seconde guerre des Boers en Afrique du sud de 1899 à 1902. Elle était destinée à remonter le moral des troupes.
Le baronnet Henry Edward Patson-Bedinfeld

Ces chocolats ont été produits par les géants britanniques du chocolat Cadbury, Fry et Rowntree. Les boîtes, sur lesquelles étaient inscrits des messages de la reine, contenaient chacune une demi-livre de chocolat, selon le National Trust.

La tablette est désormais enveloppée dans un tissu et a été placé dans une pièce avec une température et une humidité stables afin de le préserver encore 100 ans, a affirmé la conservatrice du National Trust for Places of Historic Interest, une association à but non lucratif britannique fondée dans le but de conserver et de mettre en valeur des monuments et des sites d'intérêt collectif.

La tablette telle que retrouvée en 2021 : le chocolat a blanchi