mercredi 24 avril 2024

Ceyzé 1900

Le temps d’un week-end, venez (re)vivre la Belle Epoque et la révolution industrielle façon Steampunk.
Les 27 et 28 avril prochains, Ceyzériat (non loin de Bourg-en-Bresse) remonte le temps et vous offre des expositions et animations Steampunk, l’exposition « La révolution industrielle dans tous ses états », des présentations de vieux tacots et même de « grands bi » que les plus courageux pourront essayer !

Une montgolfière sera aussi présente !
 
Retrouvez le stand du Gramophone Beuglant dans la cave des Chartreux, 38 avenue du Revermont. N’hésitez plus un seul instant et venez nous rejoindre pour un week-end hors du temps ! 
 

jeudi 11 avril 2024

Le plus grand cabinet de curiosités du monde marin

Savez-vous où se trouve le plus grand cabinet de curiosités du monde marin ? Il se trouve à Monaco, dans l’enceinte du musée océanographique.
Œuvre de l’artiste Mark Dion, ce cabinet de curiosités du monde marin s’appuie sur les collections du musée océanographique qui l’abrite.

Il est le résultat de recherches effectuées par l’artiste dans les collections du musée et mis en scène dans des armoires bibliothèques centenaires s’élevant à plus de 10m de haut et s’étalant sur 18m de large !
Parmi les objets exposés, notons divers objets d’art décoratifs, deux magnifiques costumes de plongée, des maquettes de bateaux, divers spécimens d’animaux naturalisés, des matériels d’expériences scientifiques, des livres, etc.

Une visite s’impose lors de votre prochain passage sur la Riviera !

jeudi 4 avril 2024

La chambre noire de Gustave Mey

Nicéphore Niépce est un scientifique français auteur de la première photographie en 1827 (voir ici).
 
Pour réaliser cette première photographie, il utilise une chambre noire. Il s’agit d’une boîte en bois percée d’un trou muni d’une lentille. L’image entre par le trou, et grâce à la lentille, se projette sur le fond de la boîte mais de manière inversée.
En plaçant un papier enduit de sels d’argent sur ce fond, il obtient la première photographie, les sels d’argent noircissant à la lumière. Il faut cependant attendre plusieurs heures pour que les sels d’argent noircissent et donne une photographie.
 
En 1835 Louis Daguerre reprendra les travaux de Niépce et abaissera le temps de pose à 30 mn, un exploit pour l’époque !
La chambre noire de Gustave Mey qui a servi de modèle
L’atelier du Gramophone Beuglant a reconstitué une chambre noire. Le modèle n’est pas celui de Nicéphore Niépce mais la boîte de Gustave Mey ; le principe reste cependant le même et fonctionne parfaitement : une boîte en bois munie d'une lentille sur sa face avant. Un cache en bois fait office d'obturateur (rappelez-vous que le temps de pose est long).
Notre chambre noire en situation
Sur la face arrière, une fente permet d'y insérer une plaque photosensible ou bien encore une plaque en verre dépoli afin de voir l'image s'y former à l'envers.
Le principe de la chambre noire

Résultat de la visée en plaçant une plaque de verre dépolie à l'arrière de la chambre noire

 

jeudi 28 mars 2024

Véritable photo de la forteresse de la Bastille

Alors que l’on date la première photographie d’août 1839, voici un cliché non truqué ni retouché de la forteresse de la Bastille. Comment est-ce possible ?
La réponse est très simple. Il s’agit de la photographie de la reconstruction de la Bastille réalisée à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1889.

L’Exposition Universelle de 1889 est l’occasion de commémorer le centenaire de la Révolution française. Edifiée en 1887 sur le champ de mars, non loin de la tour de M. Eiffel en travaux, cette reconstitution doit être l’attraction « phare » de l’exposition. Il s’agira en fait de la seule référence à la révolution.
Après une première ouverture au public en 1888 avec de très nombreux visiteurs, elle ferme durant l’hiver 1988 pour rouvrir au printemps 1889 accompagnée d’une reproduction de la rue Saint Antoine et ses boutiques d’époque. Une reconstitution de la prise de la Bastille est même organisée à l’occasion du 14 juillet 1889.

Cette reconstitution n’obtiendra pas le succès escompté et sera éclipsée par la tour de 1000 pieds qui allait devenir la Tour Eiffel !

jeudi 21 mars 2024

La Tour Eiffel Rolife

S’il existe un monument représentatif de la fin du XIX° siècle et du fabuleux développement de la construction métallique, c’est bien la Tour de Gustave Eiffel.

La rédaction du Gramophone Beuglant ne pouvait donc pas résister à assembler pièce par pièce la reproduction au 1/638° de ce monument éditée par la société Rolife.
Les pièces en bois de type MDF ont été découpées au laser et rendent bien la finesse de la structure métallique. Contrairement aux autres maquettes de la marque, les planches de bois ne sont pas brutes mais peintes d’une couleur proche du célèbre « brun Tour Eiffel ». Une fois la maquette assemblée, cela donne un très bel effet.

L’assemblage est assez facile et ne nécessite pas de compétence particulière. Il est à la portée de tous et s’effectue en quelques heures.
Le socle est orné d’un plan sensé représenter celui de Paris sur lequel viennent s’enficher les lettres du mot « Paris » en relief.

L’ajout d’un éclairage à l’intérieur de la tour par quatre guirlandes à leds est du plus bel effet. On peut juste regretter que le mode scintillement ne soit pas exactement celui de la Tour Eiffel, celui-ci étant déposé, Rolife n’en a vraisemblablement pas acquis les droits.
Attention, l’éclairage ne fonctionne pas à l’aide d’un boîtier à piles. La maquette dispose d’une prise USB-C. Il faudra donc vous munir d’une batterie avec prise USB-C car celle-ci n’est pas fournie dans le coffret.

Cette maquette ornera avec élégance votre intérieur.

jeudi 14 mars 2024

Un week-end Steampunk… à Paris

Le Gramophone Beuglant vous propose de découvrir, l’espace d’un week-end, les trésors Steampunk de quelques grandes villes européennes. Pour ce premier voyage, direction Paris.
À Paris, il n'existe pas de sites touristiques spécifiquement étiquetés comme étant "steampunk", mais vous pouvez découvrir des endroits qui évoquent l'esthétique et l'atmosphère de ce mouvement. Voici nos suggestions pour un week-end Steampunk.

Le samedi matin, partez à la découverte des passages couverts comme le passage des panoramas (11 boulevard Montmartre – 2° arrondissement) ou le passage Jouffroy situé juste en face (10-12 boulevard Montmartre – 9° arrondissement). Ces passages, avec leurs arcades, leurs enseignes anciennes et leurs boutiques vintage, offrent une ambiance rétro qui évoquent la Belle Epoque et le steampunk. Vous pourrez y faire du shopping et vous laisser tenter par quelques boutiques de mode ou d’antiquités.
Puis, continuez votre balade en vous rendant à la boutique Deyrolle (46 Rue du Bac – 7° arrondissement). Deyrolle est une institution scientifique et pédagogique qui existe depuis 1831 au premier étage de laquelle vous trouverez un véritable cabinet de curiosités composé d’animaux empaillés, de coquillages, d’insectes multicolores, d’illustrations et de nombreux ouvrages, tous à la vente.

L’après-midi, poussez la porte du Musée des Arts et Métiers. Pour vous y rendre, prenez le métro et arrêtez-vous à la station « Arts et métiers » (même si ce n’est pas la plus proche !) et découvrez sa décoration de cuivre très steampunk !

Le Musée des Arts et Métiers abrite une collection impressionnante d'inventions scientifiques et techniques, avec de nombreuses machines datant du 18ème et 19ème siècle. L'atmosphère industrielle et la collection de machines à vapeur seront une source d’inspiration pour vos prochaines créations de machines steampunk (60 rue Réaumur - 3° arrondissement).

Le soir, un repas au bouillon Chartier s’impose. La salle de restauration classée monument historique a été conservée dans un pur style bistrot parisien Belle Époque contemporain de l'Exposition Universelle de 1900 (59 Bd du Montparnasse - 6° arrondissement). N’y allez pas trop tard au risque de devoir patienter un long moment avant d’être installé. 365 jours par an, on y mange une cuisine simple et traditionnelle de qualité à prix incroyables.
Après une bonne nuit de sommeil, le dimanche sera consacré à un monument emblématique de Paris érigé pour l’exposition universelle de 1900 : la tour Eiffel !

Imaginée à l'époque où la révolution industrielle battait son plein, elle constitue un emblème steampunk (Champ de Mars - 7° arrondissement). Là aussi, il est préférable de réserver sa visite.
De là, vous pourrez admirer à ses pieds le pont Alexandre III inauguré lors de l’Exposition Universelle de 1900.

Si une exposition se tient au Grand Palais lors de votre week-end parisien, vous pourrez vous y rendre pour admirer ce moment et sa somptueuse verrière de verre et d’acier, digne héritière du Crystal Palace de Londres à une époque antérieure à l’avènement de l’électricité et où l'apport en lumière naturelle est encore indispensable à tout grand rassemblement humain (Avenue Winston-Churchill - 8° arrondissement).
A moins que vous ne préfériez visiter le musée d’Orsay aménagé dans la gare d'Orsay, ancien terminus de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, pour accueillir les visiteurs et les délégations étrangères de l'Exposition Universelle de 1900 (62, rue de Lille - 7° arrondissement).
C’est là que se terminera votre riche week-end steampunk dans la capitale. Il reste encore de nombreuses adresses à découvrir… mais ce sera pour un prochain voyage !

A bientôt pour un prochain week-end steampunk !

vendredi 8 mars 2024

Le scaphandrier : fabrication d’un cosplay

Bien qu’il ne soit pas une œuvre steampunk à proprement parler puisqu’écrit au XIX° siècle comme un roman d’aventure, « 20 000 lieues sous les mers » n’en demeure pas moins un livre de référence pour les vaporistes et pour les personnes souhaitant aborder le steampunk.
 
Le Capitaine Némo et les scaphandriers sont indissociables de cet univers et les deux étaient présents dans le Léviathan lors du dernier festival Yggdrasil.
 
Mais arrêtons-nous sur le personnage du scaphandrier et plus particulièrement sur son costume créé de toutes pièces pour cette occasion par Gildas Blueford.
Le cahier des charges était à la fois simple à rédiger mais complexe à réaliser : créer un casque de plongée esthétiquement réaliste tout en étant léger pour être porté sur terre (et donc sans l’effet de l’eau) et cela pendant plusieurs heures.
Le choix s’est donc porté sur des matériaux légers comme le polystyrène pour la sphère du casque et le Forex (PVC et mousse) pour les quatre hublots, le plastron et autres éléments. Une partie des écrous papillon a elle aussi été réalisée en Forex, là aussi pour limiter le poids.
Les hublots sont fermés à l’aide de films plastiques, beaucoup plus léger que le verre. Le plomb attaché au plastron est en mousse de polystyrène pour la même raison de légèreté. Le cocasse de la situation est qu’en cas d’immersion réelle, ce fac-similé de poids tirerait notre scaphandrier vers la surface au lieu de le maintenir au fond !
Afin de rendre confortable le port de ce casque par le cosplayer et de limiter la buée sur les hublots, une ventilation a été installée. Un ventilateur aspire l’air extérieur par les deux prises d’air latérales en façade et le rejette par un orifice situé à l’arrière, créant ainsi un courant d’air rafraichissant à l’intérieur du casque.
Le casque est fixé sur le plastron à l’aide d’aimants néodyme ce qui permet d’ôter le casque tout en gardant le plastron.
 
Le tout a ensuite été peint à l’aide de peinture sans solvant compatible avec les parties en polystyrène. De leur conception à leur réalisation, le casque et le plastron ont nécessité une centaine d’heure de travail.


samedi 24 février 2024

Festival Yggdrasil 2024 : le film

Retour en images animées sur le festival Yggdrasil 2024 et plus particulièrement sur l'espace Nautilus et le Léviathan grâce aux opérateurs des actualités du Gramophone Beuglant.
 

jeudi 15 février 2024

Yggdrasil 2024 : A la découverte de l'équipage du Léviathan

Des pas se font entendre, la voix de stentor du maître d’arme, les chamailleries des deux cuistots, à n’en pas douter, l’équipage arrive à bord du Léviathan.
 
Prêt à découvrir l’équipage ?
L'équipage du Léviathan au grand complet
Voilà qu’arrivent les deux cuisiniers. Tout d’abord le Chef Kale Zufolo, chef excentrique, toujours prêt à créer des nouveaux plats. Talentueux (selon sa mère), qui a voyagé partout dans le monde et continue de le faire afin de découvrir les différentes habitudes alimentaires et de créer des plats innovants, plus ou moins appétissants, pour le reste de l'équipage.
 
Il est toujours accompagné de son fidèle commis, Mathex Edward Ferguson, Mat pour les intimes. C'est un homme discret et très efficace. Il a perdu son bras droit dans un accident dont l'origine est floue, on sait que le chef l'utilise comme homme de main et garde du corps lors de ses voyages. Mais ce que l’on sait moins, c'est qu'il est bien plus malin qu'il n'en a l'air ; ancien membre d'une grande famille d'ingénieurs, il possède plusieurs cordes à son arc, mais se satisfait d'une vie simple de commis de cuisine pour oublier les erreurs de son passé.
Le chef et son commis... ou inversement !
Non loin derrière eux arrive Meegosh Grozno dit «  le terrible ». A bord du Léviathan, il est à la tête de l’armurerie. Il acquit la connaissance des armes en chassant les rats qui pullulaient sur les docks. La nuit du 12 Avril 1836, au jour de sa 18e année, alors que Big Ben sonnait 1h30 du matin, il tomba en admiration devant le sous-marin Léviathan du jeune Capitaine Gonzague de Boismarchand. Ce bâtiment était arrimé au quai n°19, faisant une discrète escale à Londres pour décharger une cargaison mystérieuse dont il ne sut jamais le contenu.
 
Profitant du chargement de cette livraison pour s’infiltrer à bord, il tomba sur le Capitaine lui-même. Meegosh supplia Gonzague de le garder à bord, lui promettant d’être loyal envers lui et son équipage. Le Capitaine lui laissa l’opportunité de faire ses preuves et c’est ainsi que naquit leur amitié.
Polly et Meegosh
Meegosh Grozno partage sa cabine avec la charmante Polly, véritable garçon manqué. Après avoir été docker sur le port de St Katharine en se faisant passer pour un garçon, elle embarqua sur le Leviathan. Elle put alors embrasser ses rêves de voyages et devint une brillante armurière. C'est au sein de l'équipage du sous-marin qu'elle rencontra l'homme qui allait partager sa vie : Meegosh Grozno, un homme bourru au grand cœur…
 
Mais voilà qu’arrive à son tour, Gus "La Balafre", un marin scaphandrier qui a bourlingué sur les mers. Il a survécu à l'attaque d'un monstre marin (à tentacules) qui lui a laissé une cicatrice sur le visage. On n'est pas sûr de ce qu'il s'est vraiment passé car à chaque fois qu'il raconte l'histoire, il en change les détails.
 
Au fond du Léviathan non loin de l’endroit où Gus range son scaphandre, se trouve une petite pièce parfois occupée par un triton. Prince déchu Typhée du 8ème empire, il est passionné par les surfaciens et leurs sciences étrangères. Destitué de son titre car il délaissait son peuple qu’il trouvait trop « égoïste », il fit pendant son exil la rencontre du Nautilus-Leviathan et de son équipage. Ce fut la première fois qu’il voyait des surfaciens d’aussi près, il promit de les aider de ses connaissances et ses aptitudes en échange de l’aider à découvrir leurs cultures et leurs monde.
Le triton
Et voici qu’arrive enfin le Capitaine Gonzague de Boismarchand, noble désargenté, passionné de sciences et de technologie. Il est le Capitaine du Léviathan qu’il a fait construire dans le but de quitter une société qu’il ne supporte plus et dont il rend responsable sa faillite financière. A ses côtés, la dernière recrue du bord, un nouveau matelot moustachu au physique ambigu mais rapidement adopté par l’équipage.
Le Capitaine, Gus la balafre et le matelot
Cet équipage ne serait pas complet sans la compagnie épisodique du pirate mercenaire Barbo Blanca, dont l'âge est un mystère, tellement il y a des légendes très très anciennes qui le mentionnent. Il sera escorté par la célèbre Comtesse de Calicoco qui, un jour, abandonna son titre, son château et sa vie de luxe, pour être totalement libre, et vivre de bien plus nombreuses et dangereuses aventures...
La comtesse et le pirate
L’équipage est au complet. Le Léviathan peut désormais prendre la mer…
 
A suivre...
 
Crédit photos : Yannick Lanselme, Pierre Richard & Hyppolite Delacroix

vendredi 9 février 2024

Yggdrasil 2024 : à la découverte du Léviathan

Amarré à l’extrémité de l’espace Nautilus, tel un énorme animal marin assoupi, le sous-marin Léviathan attend l’arrivée de son équipage.
La coursive centrale est déserte. Les yeux tentent de s’accommoder à la pénombre des lieux. Seul le ronronnement des moteurs vient perturber le silence de ce monstre marin tout droit sorti de la mythologie phénicienne.
Dans quelques heures, une équipe de marins loufoques prendra place à son bord pour l’animer. Voyager à bord du Léviathan, c’est une plongée dans un monde où peu d’hommes ou de femmes s’aventurent, là où l’imprévisible est leur quotidien, où l’homme n’est que spectateur.
Pour supporter l’isolement des fonds marins, l’équipage peut compter sur la cuisine du bord entièrement équipée pour préparer de délicieuses (???) recettes d’animaux marins rapportés par le scaphandrier du bord lors de ses sorties sur les fonds marins… lorsque celui-ci ne rentre pas bredouille !
Une impressionnante armurerie où s’affichent de nombreuses armes (non létales selon l’armurier !) assurent la sécurité de l’équipage si nécessaire. Ses membres ne rechignent  cependant pas, de temps à autre, à profiter de cet équipement pour se livrer à quelques actes de piraterie lorsqu’ils croisent un navire battant un pavillon indésirable.
C’est aussi là que se trouve le sas de sortie, porte ouverte vers les fonds marins et leurs créatures, tel le triton qui a pris l’habitude de venir étudier les humains de plus près.

A l’autre bout de la coursive s’ouvre la cabine du Capitaine. Spacieuse et confortable elle offre à son locataire tous les plaisirs d’un amateur d’art. En son centre, juste derrière la barre, trône un imposant orgue dont le Capitaine prend plaisir à dire à ses visiteurs qu’il sait en jouer.
En fin de journée, lorsque le calme est revenu, l’équipage se retrouve devant l’imense hublot pour savourer un rhum arrangé spécialement préparé par le scaphandrier.
Des pas se font entendre, la voix de stentor du maître d’arme, les chamailleries des deux cuistots, à n’en pas douter, l’équipage arrive à bord du Léviathan.
 
Prêt à découvrir l’équipage ?

A suivre…


jeudi 1 février 2024

Festival Yggdrasil 2024

Ce week-end à Lyon, rejoignez la troupe du Gramophone Beuglant pour une visite immersive dans l'espace Nautilus et venez faire la connaissance de l'équipage du Léviathan !



vendredi 26 janvier 2024

Offrez-vous un manuscrit de Jules Verne !

Vous avez toujours rêvé de tenir entre vos mains un manuscrit de Jules Verne ? Ne rêvez plus, c’est désormais possible grâce aux éditions « Les Saints Pères ».
Nul besoin de courir les salles des ventes et les antiquaires. En tenant dans vos mains le manuscrit de « Vingt mille lieues sous les mers » vous avez l’impression de pénétrer dans le bureau de l’auteur et de découvrir sa dernière œuvre pas encore publiée. Plus qu’un beau livre, c’est une porte ouverte sur le processus de création littéraire de Jules Verne. En découvrant les ratures, les modifications et les notes, vous découvrez le cheminement créatif de l’auteur.

Le fac-similé du manuscrit de Vingt mille lieues sous les mers » contient aussi les gravures issues de l’édition originale de Pierre-Jules Hetzel ainsi qu’un échange de courriers avec Georges Sand.

Un livre à lire autant qu’à contempler ou à montrer. L’ouvrage s’adresse en effet aux lecteurs les plus fidèles de Jules Verne, ainsi qu’aux amateurs d’objets littéraires rares. À s’offrir ou à se faire offrir !

vendredi 19 janvier 2024

L'interview du Capitaine Némo

Bonjour Capitaine, pouvez-vous vous présenter pour nos lecteurs ?

Je suis le prince Dakkar, fils d'un râja indien et neveu de Tipû Sâhib.
Mais alors pourquoi vous appelle-t-on Némo ? 
Il s'agit de la contraction des mots latins "ne hemo" qui signifie "pas homme" donc personne. Cela représente à la fois le fait que je me suis complètement retiré du monde des habitants de la Terre et que je ne suis rien pour eux et qu’ils ne sont rien pour moi.
Lorsque l’on entre dans votre navire, on ne peut qu’être surpris par l’opulence du lieu.
J’ai été béni par la richesse dès ma naissance et la mer a été généreuse en m’accordant ses bienfaits. Et je ne vois aucune raison pour laquelle l’équipage et moi-même devrions nous priver de voyager dans le plus haut niveau de confort disponible.
Ce n’est pas Jules Verne qui a inventé l’idée du sous-marin, n’est-ce pas ?
Jules Verne était un homme de science de son temps. Il se tenait au courant de toute invention ou découverte et s’en inspirait souvent pour ses écrits. Il a entendu parler du sous-marin Plongeur de la Marine Nationale lors de sa visite à l’Exposition Universelle de Paris. Le Plongeur était un navire révolutionnaire pour l’époque, mais il avait encore besoin d’un navire de soutien pour se ravitailler et pour y pomper occasionnellement de l’oxygène. De plus, compte-tenu de sa taille, il avait des problèmes de stabilité et ne pouvait pas plonger à plus de dix mètres de profondeur. Verne m’a bien sûr fait surmonter les problèmes techniques du monde réel, mais il a également fait en sorte que le navire soit alimenté à l’électricité pour contourner le besoin de machines à vapeur.
La mer a été une source d’inspiration pour de nombreux écrivains à travers les âges, mais elle avait une signification particulière pour Jules Verne ; voulez-vous nous éclairer à ce sujet ?
Après qu’il ait écrit 20 000 lieues sous les mers, Jules Verne a acheté un yacht, c’était son évasion. Son mariage s’était détérioré et son fils brûlait sa fortune en se livrant à un comportement fondamentalement indigne d’un gentleman. La mer était son échappatoire. Je pense que cela signifiait la liberté pour lui. C’est pourquoi tant de ses histoires se déroulent en mer ou sur une île. L’histoire de Jules Verne a une fin heureuse : avant sa mort, Verne se réconcilie avec sa femme et son fils, et ils deviennent une source de force dans ses derniers jours.
Alors, êtes-vous un héros, un anti-héros ou un méchant ?
Je suis un protagoniste. Si vous posiez cette question à Sir Francis Drake, il vous dirait qu’il était un héros de la Couronne. Les Français diraient que c’était un pirate. J’ai utilisé la force contre ceux qui, selon moi, imposent leur volonté aux plus faibles, ou ceux qui endommagent la mer.
Il était important pour Verne que je sois anti-impérialiste. Il voulait me rendre polonais et que ma famille ait été tuée par une incursion russe. Cependant, Hetzel, l'éditeur de Jules Verne, craignait que le livre ne soit interdit en Russie, et la Russie était à l’époque un allié de la France. Il a donc demandé à Jules Verne d’obscurcir mes origines dans 20 000 lieues. Dans L’Île mystérieuse, il a révélé que je venais d’Inde. Jules Verne avait vraiment un public international à l’époque et bien qu’il soit français, ses personnages venaient du monde entier, français, américains, allemands, britanniques... même  Indiens.
Presque tout le monde vous connaît depuis 20 000 lieues sous les mers, mais peu de gens savent que ce roman a une suite, L’île mystérieuse. Pouvez-vous nous parler un peu de cette histoire ?
À l’époque, les récits de naufrages comme Robinson Crusoé faisaient fureur. Un groupe de prisonniers de la guerre de Sécession s’échappe d’un camp confédéré en volant un ballon. Une tempête les emporte sur une île où ils sont bloqués. Mystérieusement, ils trouvent de la nourriture et des vivres comme si l’île les aidait. Il se révèle que je suis leur bienfaiteur. Ce qui est destiné à interroger le lecteur parce que Jules Verne laisse croire que je suis mort à la fin de 20 000 lieues.
C’est dans cette suite que mon histoire est révélée et qu’elle est également liée, non seulement à mon passé, mais aussi à une autre pièce moins connue de Jules Verne appelée « À la recherche des naufragés. »
Quel était le lien entre Hetzel et Jules Verne ? 
Pierre-Jules Hetzel, ami et éditeur de Jules Verne a toujours eu une réelle influence sur ce dernier. C'est lui qui a insisté pour que les histoires soient optimistes et aient des fins moins déprimantes. Lorsque  Hetzel meurt, l’écriture de Verne devient beaucoup plus sombre. Le fils d’Hetzel devient alors le nouvel éditeur  de Jules Verne mais il n'a pas avec Jules Verne la même relation qu'avait son père. Par exemple, ni Hetzel, ni d'ailleurs aucun autre éditeur ne souhaitera publier Paris au XXe siècle parce que l'écriture de ce roman était trop sombre.
Parlez-moi donc du Nautilus.
C’est un beau navire. Le nom vient d’une créature marine à carapace qui, au lieu de se déplacer sur le fond de la mer, nage comme un poisson. Le bâtiment est entièrement alimenté à l’électricité. Contrairement à la version Disney qui ressemble un peu à un poisson-lune flottant sur le côté, il est en forme de cigare avec une grande hélice arrière, un peu comme une torpille moderne. La marine américaine a donné son nom à son premier sous-marin nucléaire.
L’horloge sur le mur sonne quatre heures et le grand homme de la mer se lève. « Pardonnez-moi, il est temps que je retourne à ma montre. » Et c’est ainsi qu’il part pour une autre aventure.

Interview du Capitaine Némo par le Gramophone Beuglant
Librement inspiré par le texte de Davekheath (davescorneroftheuniverse)

samedi 13 janvier 2024

Le Cosplayer et le Photographe

Dans le pays idéal des conventions vivaient deux tribus inséparables qui se cotoyaient et se nourrissaient mutuellement du travail de l’autre. J’ai nommé la tribu des Cosplayers et la tribu des photographes.
La tribu des Cosplayers appréciait d’être regardée, admirée et recherchait pour cela l’objectif des photographes pour immortaliser et valoriser son travail. La tribu des photographes était, elle, toujours à l’affut de la tribu des Cosplayers afin de réaliser de magnifiques clichés et elle aussi de valoriser ses talents. Ces deux tribus ne pouvaient donc vivre l’une sans l’autre.
 
Nonobstant cette attirance mutuelle, il arrivait parfois que des conflits surviennent entre ces deux tribus. Ces conflits pouvaient survenir à la suite d’un comportement de diva d’un Cosplayer ou bien encore d’une attitude déplacée d’un photographe.
 
Afin d’apaiser les relations entre ces deux tribus, elles décidèrent donc d’adopter un code de bonne conduite.
 
Les Cosplayers s’engagèrent à être bienveillants envers la tribu des photographes venue spécialement pour les photographier. Ils s’engagèrent à la respecter ainsi que le public sans qui le pays des conventions n’existerait pas. La tribu des Cosplayers était consciente que si elle ne souhaitait pas être regardée ou photographiée, il était préférable pour elle de ne pas se rendre au pays des conventions.
 
Les photographes s’engagèrent quant à eux à demander systématiquement l’autorisation de prendre la tribu des Cosplayers en photo et à montrer la photo ainsi réalisée. En cas de refus, ils s’engagèrent à ne pas insister et à ne pas prendre de cliché. La tribu des photographes s’engagea à respecter la tribu des Cosplayers, à ne pratiquer aucun geste déplacé ni à formuler aucune demande irrespectueuse. Les photographes ne toucheraient aucun costume ou accessoire sans autorisation et garderaient pour eux leur opinion ou remarques négatives envers la tribu des Cosplayers.
 
Depuis ce jour, les deux tribus vivent en parfaite harmonie dans le monde idéal des conventions et festivals…